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Les Pays de la Loire crèvent l’écran

Les Pays de la Loire crèvent l’écran


Nantes, terrain d’enquête. Les Nefs des Machines de l’île, le passage Pommeraye, le cimetière du Parc paysager, le gymnase Joël-Paon… Les Nantais auront l’œil : leur ville est au cœur des Évaporés, nouvelle série de France 2 diffusée les mercredis 9 et 16 septembre (et déjà en ligne sur france.tv). Entièrement tournée dans la région au début de l’année 2026, cette fiction a également posé ses caméras à Saint-Herblain, Carquefou, Vertou, Pornic, Ancenis ou encore Vigneux-de-Bretagne. Du vieux port de Pornic à son aérodrome, en passant par des maisons de particuliers et les Studios de l’Île, le territoire devient un personnage à part entière.

© Rebecca Vaughan Cosqueric

Un polar sans crime

Mais Les Évaporés ne ressemble pas tout à fait aux polars habituels. Ici, pas forcément de cadavre, ni de coupable à démasquer. La série s’intéresse à ces femmes et ces hommes qui choisissent, un jour, de quitter leur vie sans laisser de trace. Esther Bazin, incarnée par Alexia Barlier, en fait brutalement l’expérience lorsque son mari disparaît. Capitaine de police, elle se heurte pourtant à un mur : majeur et sain d’esprit, il a le droit de partir. Impossible, dans ces conditions, d’ouvrir une enquête classique. « Derrière chaque disparition volontaire se cache une interrogation universelle : qu’est-ce qui peut conduire quelqu’un à décider de tout quitter ? », résume l’ambition de cette série qui renouvelle les codes du polar.

© Rebecca Vaughan Cosqueric

Vidéo Tournage en région Pays de la Loire : série Les Evaporés

Billie, la musique pour survivre

Changement d’univers sur grand écran avec Billie Melody, qui sort au cinéma le 9 septembre. Christine Paillard y raconte l’histoire de Billie, 14 ans, contrainte de déménager avec sa mère et son frère après la mort de son père dans un accident aux circonstances troubles. Dans cette famille fragilisée, l’adolescente cherche un point d’ancrage. Elle le trouve dans la musique, ce lien fragile mais puissant qui continue de la relier à son père. Une quête intime, entre colère, chagrin et désir de vivre, qui pourrait aussi bien la sauver que précipiter l’explosion de sa famille.

L’adolescence sans filtre

L’histoire puise ses racines dans un souvenir d’enfance de la réalisatrice. Christine Paillard se souvient d’une petite fille, dont le père venait de mourir, installée dans son immeuble. « Elle était combative et drôle », raconte-t-elle. Cette rencontre ne l’a jamais vraiment quittée. Pour faire exister Billie et sa génération, la cinéaste a également travaillé au plus près de la parole des adolescents. Conversations avec sa fille et ses amies, ateliers, improvisations avec les jeunes comédiens : Christine Paillard a voulu capter « leur drôlerie, leur sincérité, l’impulsion de leur jeunesse ».
Avec Bonnie Bouriche Troutaud dans le rôle de Billie, aux côtés de Roschdy Zem et Julia Faure, Billie Melody explore ainsi les fragilités d’une famille et la force parfois insoupçonnée de ceux qui grandissent au milieu des ruines.

Du mystère des disparitions volontaires aux tourments de l’adolescence, septembre offre donc deux voyages très différents. Deux histoires singulières, deux écrans, et un même territoire : les Pays de la Loire, plus que jamais, en pleine lumière.

En savoir plus sur l’action régionale pour le cinéma

Article mis en ligne le 01 septembre 2026

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