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Le vélodrome André-Pétrieux : le temple où s’achèvent les légendes

Le vélodrome André-Pétrieux : le temple où s’achèvent les légendes

Le vélodrome André-Pétrieux : le temple où s’achèvent les légendes

Après 258 kilomètres de souffrance, de boue et de pavés, il y a ce moment. Un coureur entre seul dans le vélodrome André-Pétrieux, entouré de milliers de spectateurs en délire. Un tour et demi de piste en béton, et l'Histoire. Depuis 1943, c'est ici, à Roubaix, dans les Hauts-de-France, que se concluent les épopées de Paris-Roubaix.

Il n'y a rien de majestueux dans le vélodrome André-Pétrieux au premier regard. Une piste de béton à l'air libre, une tribune, des douches aux murs carrelés. Et pourtant, ce lieu est l'un des plus chargés d'histoire du cyclisme mondial. Un lieu de pèlerinage pour les amoureux du vélo venus des quatre coins de la planète. Un sanctuaire discret, posé dans le parc des sports de Roubaix, à quelques pas de la frontière belge, qui attend chaque année que les héros de l'Enfer du Nord viennent y inscrire leur nom.

Une histoire née avec Paris-Roubaix

L'histoire du vélodrome de Roubaix est indissociable de celle de la course. Tout commence en 1895, quand deux industriels du textile roubaisiens — Théodore Vienne et Maurice Perez — font construire un premier vélodrome face au Parc Barbieux pour promouvoir le cyclisme naissant. C'est pour faire vivre ce vélodrome qu'ils imaginent une course reliant Paris à Roubaix : Paris-Roubaix vient de naître.

Ce premier vélodrome est détruit en 1924. Un second sort de terre dans le parc des sports en 1936, sur les plans de l'architecte Jacques Grébert. C'est lui qui accueille, à partir de 1943 et depuis lors sans interruption — ou presque —, l'arrivée de la Reine des Classiques. Seules les éditions 1986, 1987 et 1988 ont fait exception, l'arrivée ayant été déplacée avenue des Nations-Unies pour des raisons de sponsoring. Une parenthèse vite regrettée : sans le vélodrome, l'âme de Paris-Roubaix n'était plus tout à fait là.

Une piste de 500 mètres pour l'éternité

La piste fait 500 mètres. Ses virages sont inclinés à 31 degrés. Sa surface de béton granité résiste à tous les temps. Ce sont 750 petits mètres que les coureurs y parcourent à l'arrivée — un tour et demi — avant de lever les bras ou d'effondrer leur vélo au sol, épuisés, soulagés, victorieux ou vaincus. Ce qui rend ce lieu unique, ce sont aussi ses douches. Des box en béton ouverts, rudimentaires, où les vainqueurs viennent se laver après l'effort. Sur chacun, une petite plaque dorée grave le nom d'un lauréat. Eddy Merckx, Fausto Coppi, Roger De Vlaeminck, Tom Boonen, Mathieu van der Poel... Ces noms racontent 80 ans de légendes sur quelques mètres carrés de carrelage.

En 2026, un vélodrome pour deux finales historiques

Ce dimanche 12 avril 2026, le vélodrome vivra quelque chose d'inédit : il accueillera pour la première fois les deux arrivées — masculine et féminine — le même jour. Les hommes devraient y pénétrer en milieu d'après-midi, les femmes en clôture de journée, vers 18h20, en prime time télévisé.

Deux histoires. Deux épopées. Un seul sanctuaire.

La Région Hauts-de-France vous invite à rejoindre le vélodrome André-Pétrieux pour vivre en direct ce double moment d'histoire. Parce qu'entrer dans cette enceinte le jour de Paris-Roubaix Hauts-de-France, c'est toucher quelque chose de rare : l'émotion brute du sport à l'état le plus pur.

Le 12 avril, le vélodrome de Roubaix sera le centre du monde cycliste. Soyez là !


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