Conseil Départemental
Vienne
Le plus grand évènement automobile caritatif est de retour !
Le monde de l’automobile se réunit du 28 au 31 mai 2026 sur le Circuit du Val de Vienne au Vigeant pour faire avancer la recherche contre le cancer !
Depuis plus de 30 ans, l’association Sport et Collection organise une manifestation unique mêlant passion automobile et engagement solidaire. Chaque année, les fonds récoltés sont reversés à la recherche contre le cancer, au profit du Centre Hospitalier Universitaire de Poitiers.
Ce sont plus de 7,3 millions d’euros collectés depuis 1995. En 2025, un record de 650 000 € a été atteint, complété par un don exceptionnel de 80 000 € remis à Institut du Cerveau. Les projets financés sont sélectionnés chaque année par un Conseil Scientifique.
Le plus grand rassemblement Ferrari d’Europe
Considéré comme le premier événement automobile caritatif européen, Sport & Collection attire près de 50 000 visiteurs et mobilise 400 bénévoles. Le moment phare reste la célèbre parade « 500 Ferrari contre le cancer », organisée en partenariat avec le Club Ferrari France et Ferrari West Europe. Prévue le dimanche 31 mai à 12h, cette parade réunit des modèles emblématiques, des Ferrari historiques aux hypercars modernes. Le public pourra également admirer une rétrospective exceptionnelle de voitures de course, incluant Formule 1, prototypes et GT depuis les années 1950.
Plus de 1 300 véhicules seront exposés sur le paddock, couvrant toutes les époques : des voitures d’avant 1914 aux dernières hypercars. Parmi les modèles attendus, la spectaculaire Ferrari 499P Modificata sera à l’honneur.
Le sport automobile français célébré
L’édition 2026 met en lumière 2 grandes marques françaises : Renault et Peugeot. Des moments forts sont attendus avec la présence de René Arnoux, qui pilotera la Renault RS10 de 1979, première F1 turbocompressée de la marque. Alain Serpaggi prendra quant à lui le volant de la mythique Alpine A442B, victorieuse des 24 Heures du Mans en 1978. Peugeot célèbrera également 100 ans d’engagement au Mans avec plusieurs modèles historiques, dont la 302 Darl’Mat, la CD Peugeot et la WM P88, ainsi que la nouvelle 9X8.
Bien-être, sport et santé sur le stand du Département et du CHU de Poitiers
Au-delà de l’automobile, l’événement propose un espace dédié au bien-être et à la santé, avec des ateliers de prévention, des animations pédagogiques pour les scolaires et des séances de relaxation (shiatsu, ostéopathie). Le Département de la Vienne et le CHU de Poitiers seront présents pour sensibiliser le public aux enjeux de santé, avec notamment des démonstrations de premiers secours et des outils innovants comme la réalité virtuelle en oncologie. Des praticiens en médecine douce seront présents pendant tout le week-end pour offrir des moments de détente et faire découvrir certaines techniques de relaxation et leurs bienfaits : ostéopathes et masseurs shiatsu.
Il y aura également des animations pour petits et grands sur le stand : jeu-concours, grande roue pour remporter des cadeaux et entrées touristiques (Parc du Futuroscope, Vallée des Singes, Les Géants du Ciel...). Une grande boîte de dons sera installée sur le stand pour récupérer les dons des visiteurs en faveur de la recherche contre le cancer !
Les visiteurs pourront découvrir pendant toute la manifestation une exposition présentant les chercheurs et projets financés par la manifestation Sport & Collection ainsi qu’une exposition sur le projet d’extension du pôle régional de cancérologie et de médecine nucléaire.
Sport & Collection incarne une mobilisation unique où passion automobile et solidarité se rejoignent. Grâce à l’engagement des bénévoles, des partenaires et du public, cet événement continue de soutenir activement la recherche médicale et de faire avancer la lutte contre le cancer.
Les projets de recherche soutenus en 2026
- Projet n°1 : Pr Lucie KARAYAN-TAPON / Dr Pierre-Olivier GUICHET
GLIOCARB : Rôle de l’exposition aux pesticides carbamates/carbendazime dans le développement du glioblastome
Le glioblastome est la tumeur cérébrale maligne la plus fréquente et dont l’origine reste encore mal comprise. En Nouvelle-Aquitaine, une fréquence anormalement élevée de ces cancers suscite des interrogations, notamment en raison du passé agricole de la région et de l’usage historique de certains pesticides, comme les carbamates. Ce projet s’intéresse plus particulièrement aux rôles des expositions environnementales avec comme hypothèse que l’exposition chronique aux pesticides pourrait contribuer au développement de la maladie en interaction avec certains facteurs biologiques individuels. Le but de ce projet est ainsi d’explorer comment des variations dans des gènes impliqués dans des fonctions essentielles, telles que la réparation de l’ADN ou le cycle cellulaire, influencent la réponse des cellules souches cérébrales face à ces expositions. À terme, ces travaux visent à identifier de potentiels facteurs de risque et à élucider les mécanismes à l'origine de ces tumeurs. - Projet n°2 : Pr Nicolas ISAMBERT / Dr Amandine DESETTE
Étude des vésicules extracellulaires comme biomarqueur et cible thérapeutique potentielle dans les métastases cérébrales de cancers de sein
Le cancer du sein, cancer féminin le plus répandu, reste une priorité de santé publique. L'une de ses complications les plus graves est l'apparition de métastases cérébrales, qui touchent 20 à 30% des patientes et dont les mécanismes sont encore mal compris. Ce projet étudie les petites vésicules extracellulaires. Ces minuscules "bulles" libérées par la tumeur circulent dans le sang pour préparer des niches secondaires à distance et favoriser la propagation du cancer. En analysant le plasma de patientes, les chercheurs ont découvert que la concentration de ces vésicules augmente avec la gravité de la maladie. Ils ont surtout identifié une protéine clé, l'angiotensinogène, qui agirait comme un signal d'alerte précoce. L'objectif est de transformer cette découverte en un test simple, une prise de sang, pour prédire très tôt si le cancer risque de s'échapper de son site d'origine pour se diriger, entre autre, vers le cerveau. Cet outil non invasif permettrait d'adapter les soins plus rapidement et d'offrir un suivi sur mesure à chaque patiente. - Projet n°3 : Dr Emilie CAYSSIALS / Pr Xavier LELEU
Nouvelle stratégie d’Arrêt de traitement par Inhibiteurs de TyrosIne Kinase dans la leucémie myéloïde chronique et impact sur le système immunitaire
Grâce aux thérapies actuelles, les patients atteints de leucémie myéloïde chronique vivent beaucoup mieux, mais doivent prendre un médicament quotidien à vie, souvent source d'effets secondaires. Aujourd'hui, l'objectif est la "survie sans traitement" : arrêter le médicament sans que la maladie ne revienne. Actuellement, pour les patients qui obtiennent une réponse profonde sous traitement durable (30% environ), la probabilité de ne pas reprendre le traitement est seulement de 50%. Ce projet étudie deux pistes pour augmenter ce taux de succès. D'abord, il compare via un essai national l'arrêt brutal du traitement à un sevrage progressif (diminution de la dose de moitié pendant 12 mois avant l'arrêt). L'idée est de prouver que ces cellules sont capables de contrôler les cellules résiduelles de la maladie après l'arrêt du traitement. En identifiant cette "signature immunitaire" par une simple prise de sang, les médecins pourraient prédire quels patients peuvent stopper leur traitement sans risque de rechute. - Projet n°4 : Dr Camille EVRARD
Facteurs prédictifs de réponse à la chimiothérapie en première ligne de traitement métastatique des cancers du pancréas
Le cancer du pancréas est l'un des cancers les plus agressifs, souvent découvert à un stade avancé. Si des chimiothérapies existent, elles sont lourdes, toxiques et leur efficacité varie énormément d'une personne à l'autre. Actuellement, les médecins choisissent le traitement selon l'âge ou l'état général du patient, faute d'outils plus précis. Ce projet de recherche vise à changer cela. En étudiant les données de patients déjà traités en "vie réelle", les chercheurs veulent identifier des facteurs prédictifs (biologiques, cliniques ou tumoraux) pour anticiper la réponse à la chimiothérapie. L'objectif final est de ne plus naviguer à vue : en sachant à l'avance quel traitement a le plus de chances de fonctionner, les médecins pourront proposer une stratégie sur mesure, évitant ainsi des soins éprouvants et inefficaces pour privilégier les solutions les plus prometteuses. - Projet n°5 : Dr Marion ALLOUCHERY
Développement et validation d’un score prédictif clinico-biologique d’événements thrombo-emboliques veineux chez les patients traités en première ligne par inhibiteurs de point de contrôle immunitaire pour un cancer pulmonaire non à petites cellules
Le cancer du poumon est l'un des plus graves, et ses patients font face à une menace supplémentaire, les thromboses, qui sont des caillots de sang, et qui représentent la 2e cause de décès dans cette pathologie. Si les nouvelles immunothérapies ont révolutionné les soins, elles semblent malheureusement augmenter ce risque. Actuellement, les outils de calcul utilisés par les médecins sont peu fiables pour ces nouveaux traitements. Ce projet vise à créer un score de risque personnalisé. En suivant 369 patients, les chercheurs analysent une multitude de données comme l’âge, le poids ou des marqueurs sanguins spécifiques. L'idée est de pouvoir identifier, dès le début du traitement, quels patients sont les plus fragiles afin de leur proposer un traitement préventif adapté. À terme, l'étude évoluera vers un modèle dynamique capable de réévaluer le risque en temps réel selon l'évolution de la santé du patient. C'est une avancée majeure pour une médecine de précision, garantissant un suivi plus sûr et individuel. - Projet n°6 : Dr Vanessa BIRONNEAU
Système robotique d’assistance à l’injection d’un fluide spécifique pour la simulation en endoscopie d’une lésion tumorale à des fins de formation au dépistage des cancers
Le diagnostic des cancers pulmonaires et digestifs repose sur la précision des biopsies endoscopiques. Pour pallier le manque de réalisme des mannequins classiques, l’Université de Poitiers développe un cursus intégrant le modèle anatomique SIMLife et la simulation virtuelle. L'innovation majeure réside dans la création d'une plateforme robotique dédiée à la génération de lésions artificielles. Le système permet au formateur de piloter un bras robotisé pour injecter, par voie percutanée, des fluides viscoplastiques au sein du modèle. Ces fluides imitent les propriétés mécaniques des tumeurs réelles. Ce dispositif permet de positionner des cibles tumorales avec une précision millimétrique, offrant aux futurs praticiens un environnement d'entraînement haute-fidélité. En renforçant la courbe d'apprentissage avant l'acte clinique, ce projet interdisciplinaire optimise la détection précoce et la prise en charge des patients.