Prévenir et lutter contre les incendies, l’affaire de tous
En 2025, 46 incendies ont été dénombrés dans le département, avec 62 ha détruits. Le mois d’avril 2026 a déjà été marqué par trois feux conséquents (Atier avec 110 ha brûlés, Saint-Germain-du-Teil avec 2 ha et Le Born avec 13 ha), annonçant une saison estivale à hauts risques. Les acteurs concernés par la prévention et la lutte contre les feux sont organisés pour parer à toute éventualité. Mais appellent à la responsabilité de tous, élus locaux et population comme touristes.risque,
Les chiffres sont éloquents : 9 feux sur 10 sont d’origine humaine dont 70 % liés à l’activité économique ou aux gestes du quotidien (engins agricoles, feu en tas, écobuage, barbecue mégot jeté…) et 30 % sont dus à la malveillance.
Mobilisation collective
« Le risque zéro n’existe pas, a rappelé la sous-préfète, Valérie Fuschien. Entre juillet et septembre, il est considérable. Le dispositif de surveillance des massifs est un enjeu local. Nous avons une mission collective dans la prévention et la lutte contre les incendies. »
Une convention de partenariat a été renouvelée en mars dernier entre tous ces acteurs, définissant le rôle de chacun et permettant aussi la création d’une cellule Recherche des causes et circonstances d'incendie (RCCI). Elle permet de mener des enquêtes sur les incendies, de recueillir des indices et d’aller devant la justice.
La sous-préfète de Florac préside le pôle de Défense des forêts contre l’incendie (pôle DFCI), créé en 2005 pour assurer la mise en œuvre et la coordination de l’ensemble des actions concourant à la DFCI. Les actions du pôle intègrent les dispositions prévues au Plan départemental de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) : la prévention des risques d’incendie par le débroussaillage et l’écobuage, l’équipement et l’aménagement de pistes et réserves d’eau spécifiques, la surveillance des massifs, l’information des utilisateurs des espaces sensibles. La Direction départementale des Territoires (DDT) coordonne les services de l’État pour cette mission.
La priorité pour tous les acteurs est l’attaque rapide des départs de feu pour en limiter la propagation.
Pour ce faire, l’Office national des forêts s’est vu confier une mission d’intérêt général de surveillance des massifs forestiers. Ses patrouilles surveillent et peuvent intervenir sur un feu naissant grâce à des petits engins embarquant 600 litres d’eau et une moto-pompe.
Le Sdis 48 a de nombreux moyens opérationnels : jusqu’à huit Groupes d’intervention Feux de forêts, trois groupes d’Alimentation ainsi qu’un parc de 32 camions-citernes feux de forêt, dont 22 véhicules de dernière génération, répartis sur l’ensemble du territoire. Il est important de rappeler l’engagement exemplaire des sapeurs-pompiers volontaires et professionnels de la Lozère, « un atout essentiel pour la protection de nos populations, de nos biens et de notre patrimoine naturel », comme l’a souligné Régine Bourgade, conseillère départementale lors de cette présentation. Le colonel Doury, directeur adjoint du Sdis a lui aussi salué cette abnégation et tenu à remercier les employeurs qui libéraient les hommes en cas de besoin.
Le Conseil départemental accompagne le déploiement de nouveaux outils destinés à renforcer la capacité d’anticipation du Sdis. Parmi eux, figure le projet de caméras de surveillance et de détection des feux de forêts, qui permettront d’identifier plus rapidement les départs de fumée sur les secteurs les plus sensibles.
En cas d’incendie important, des renforts zonaux et aériens peuvent être mobilisés. Tous les acteurs sont alors mobilisés sous l’autorité du préfet de la Lozère. Les maires et élus locaux, les gestionnaires des espaces naturels comme le Parc national des Cévennes ou l’Office français de la biodiversité apportent alors leur connaissance fine du terrain. Les forces de l’ordre, policiers ou gendarmes, interviennent pour sécuriser les accès à l’eau et la circulation des pompiers, évacuer des habitants si besoin... Puis mener l’enquête sur les circonstances du sinistre avec la cellule RCCI. La justice prend ensuite le relais pour juger les contrevenants.
Rappel des consignes en cas de sécheresse et de fortes chaleur
En été, lorsque l'on est en forêt ou sur les causses ou à proximité de ces espaces sensibles, on n'utilise jamais le feu quel qu'en soit l'usage :
- pas de cigarette en forêt,
- pas de brûlage de déchets,
- pas de barbecue,
- pas de lancer de lanternes thaïlandaises ou de feux d'artifice,
- pas de travaux pouvant faire des étincelles.
En Lozère, tous responsables, tous mobilisés pour éviter les incendies.