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Loiret : les victimes de violences conjugales peuvent bénéficier du Pack nouveaudépart

Loiret : les victimes de violences conjugales peuvent bénéficier du Pack nouveaudépart

Solidarité/Retraite
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Le préfet Hugues Moutouh, le Département du Loiret et leurs partenaires ont présenté le Pack nouveau départ destiné aux victimes de violences conjugales. Une mobilisation collective nécessaire pour des violences intrafamiliales en hausse constante.

« Le Pack nouveau départ est mis en œuvre dans douze départements, dont le Loiret, indique Hugues Moutouh, préfet de la région Centre-Val de Loire et du Loiret.Ce dispositif, qui concerne les victimes de violences conjugales, que vous soyez une femme ou un homme, est une excellente initiative. Pour qu’elles diminuent, il faut réagir rapidement, agir sur les conduites addictives, notamment préventivement, mettre à l’abri, essentiellement les victimes, qui ne souhaitent pas toujours rester au domicile conjugal ou dans leur quartier, et les sécuriser en anonymisant le lieu où elles sont hébergées... »

Ce Pack nouveau départ est indispensable dans le Loiret où les violences intrafamiliales sont en progression depuis plusieurs années : + 5,6 % entre 2024 et 2025 (+ 5 % sur le plan national) soit 4 167 victimes, dont 76 % de femmes.

Le Pack nouveau départ : ne laisser personne sans solution

Pour que cessent les violences intrafamiliales - dessin femme prisonnière

© Getty images

Son objectif ? Vous aidez à vous séparer de votre partenaire dans le cadre de violences conjugales. Pour en bénéficier, il n’est pas nécessaire d’avoir des enfants à charge ni d’avoir déposé plainte. Le Pack nouveau départ vous assurera une prise en charge rapide et un accompagnement personnalisé de la part des différents partenaires.

Pour ne plus subir la violence conjugale, rapprochez vous d'un professionnel de proximité (médecins, policiers, gendarmes, associations…) afin qu'il vous accompagne. Tous sont formés pour. Si vous résidez dans le Loiret, ils peuvent vous proposer de bénéficier du Pack nouveau départ. Après votre accord, ils communiqueront votre demande, sous la forme d'une fiche de saisine, à la coordinatrice de la Caf, porte d’entrée du dispositif. Depuis le 20 mai, date de la signature de la convention, 76 situations ont déjà été signalées (72 femmes et 4 hommes), prouvant son réel besoin. « Je suis majoritairement saisie par le commissariat central d'Orléans, via les brigadiers ou les plaintiers, et les Intervenantes sociales en commissariat et en gendarmerie (ISCG) de Montargis et de Gien », remarque Manon Beauger, coordinatrice à la Caf du Loiret.

Cette dernière vous contactera discrètement dans les 72 h. Elle évaluera votre situation et vos besoins afin d’organiser votre prise en charge rapide et adaptée. Elle sollicitera un travailleur social du Département, de la Caf, de la MSA, des associations Humanis ou Aidaphi pour lever les freins à votre départ, comme l’activation d’une aide financière, la mise à l’abri facilitée… Elle mettra aussi en place, avec eux, des circuits coupe-file personnalisés pour des actions qui s’inscriront dans la durée : recherche de logement ; rescolarisation ou garde des enfants ; ouverture d’un compte bancaire individuel… qui doivent aboutir dans l’urgence.

Ce n’est pas la victime qui contacte les différents interlocuteurs, ce sont eux qui viennent à elle.

Quel rôle joue le Département dans le Pack nouveau départ ?

Le Département du Loiret est l’une des structures qui sera contactée par la coordinatrice de la Caf.

« Le Département est à l’origine du déploiement de quatre Intervenantes sociales en gendarmerie et en commissariat (ISCG), depuis 2021, rappelle Florence Galzin, vice-présidente en charge de l’Enfance, l’Éducation et la Jeunesse au Département du Loiret. Ces professionnelles de proximité exercent en secteurs rural et urbain. Habillées en civil, elles impressionnent moins et recueillent plus facilement la parole des victimes. »

Le Département accélère l’ouverture des droits et l’accès aux aides financières d’urgence. De plus, il a subventionné à hauteur de 550 000 € la mise en place de la Maison des femmes. Situé dans ses locaux provisoires au 2e étage du point Bleu du CHU d'Orléans (02 38 61 31 00), c'est un lieu ressource pour les femmes vulnérables et/ou victimes de violences. Il regroupe trois unités : l’unité violences faites aux femmes ; l'unité santé sexuelle et prévention et l’unité mutilations sexuelles féminines qui proposent une prise en charge complète, personnalisée, médico-psycho-sociale et juridique des femmes victimes de violences. « Le Département en est le plus gros financeur », annonce Marc Gaudet, président du Département.

Les autres partenaires

Pour accompagner une victime, il faut :

• repérer • mettre à l’abri • protéger • soigner • accompagner • prévenir

La lutte contre les violences conjugales s’appuie, dans le Loiret, sur un écosystème partenarial solide : plus de 40 acteurs et dispositifs locaux qui rassemble : la Préfecture du Loiret ; le Département du Loiret ; la Caisse d’allocations familiales (Caf) ; la Mutuelle sociale agricole (MSA) ; Aidaphi; Humanis; les associations, comme le Lieu d’accueil et d’écoute (LAÉ) ; le Centre d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) ; le Planning familial ; l’Aide aux victimes du Loiret (AVL) ; la Maison des femmes ; la Banque de France ; la Direction régionale des finances publiques (DRFIP) ; la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) ; le Centre de prise en charge des auteurs de violences conjugales (CPCA), le tribunal judiciaire…

Comme l’a souligné Hugues Moutouh : « Pensons aussi aux enfants qui ont du mal à se construire lorsqu’ils vivent dans la violence. » « Ils sont les victimes collatérales qui arrivent très souvent, en urgence, à l’Aide sociale à l’enfance», renchérit Marc Gaudet. Voilà pourquoi l’accent est aussi mis sur la protection des mineurs dont l’Unité d’accueil pédiatrique Enfance en danger du CHU, qui a suivi 1 409 enfants en 2025, recueille la parole.

Édith Combe

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