La présidente du Maine-et-Loire Florence Dabin en visite dans le Loiret
Florence Dabin, présidente du Département du Maine-et-Loire et du groupement d’intérêt public France enfance protégée a passé deux jours dans le Loiret dans le cadre de son Tour de France de l'enfance. C’est à ce titre qu’elle a, notamment, visité le relais parental de Gien, la Maison de l’enfance (MDE) et l’Institut socio-éducatif médicalisé pour adolescents (Isema).
© É. Combe
C’est dans le cadre de son Tour de France de l’enfance que Florence Dabin est venue dans le Loiret les 29 et 30 octobre. Elle a plusieurs casquettes : présidente du Département du Maine-et-Loire ; vice-présidente de l’ADF chargée de l’enfance et présidente du groupement d’intérêt public France enfance protégée. Cet organisme, financé à parité par l’État et les Départements, gère le 119*, accompagne l’adoption ou la recherche des origines.
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Marc Gaudet, président du Département, accompagné de Florence Galzin, vice-présidente en charge de l’Enfance, l’Éducation et la Jeunesse, lui a présenté plusieurs structures de la protection de l’enfance du territoire. Elle a d’abord découvert le relais parental de Gien, ouvert cette année. Il en existe deux dans le Loiret, l’autre a été créé à Amilly en 2025. Ils accueillent jusqu’à dix enfants chacun de 2 mois ½ à 18 ans. Leur vocation ? « Un accueil ponctuel et personnalisé d’enfants dont les parents ont besoin de temps pour se rendre à un entretien d’embauche, un rendez-vous médical, le temps d’une hospitalisation ou de souffler en cas d’épuisement parental, déclare Marc Gaudet. De plus en plus d’enfants sont pris en charge par le Département. Notre mission : ne pas se contenter de leur donner un toit et à manger mais de les accueillir et les mettre sur le bon chemin… Dans le Loiret, la protection de l’enfance est une politique sanctuarisée. »
Le Loiret, premier département visité par Florence Dabin
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Florence Dabin se réjouit : « Je suis venue dans le Loiret, première étape de mon Tour de France de l’enfance, car beaucoup de choses y sont faites. Je suis là pour partager les bonnes pratiques, les savoir-faire et réinterroger ce qui fonctionne. Hier matin, au relais parental de Gien, j’ai rencontré des professionnels qui se placent à hauteur d’enfants… et de parents. Le lieu est accueillant. Il n’y a pas de télévision : les enfants jouent, lisent, échangent, sortent dans le jardin. L’équipe s’investit sur la parentalité, donne aux parents les moyens de l’être. Plus tard, c’est à la Maison de l’enfance que je suis allée. Elle est adaptée à chaque âge. Les enfants revenaient d’une promenade. L’équipe travaille sur le projet de l’enfant avec l'idée qu’ils retrouvent leurs parents. Quant à l’Institut socio-éducatif médicalisé pour adolescents (Isema), ce matin, j’ai admiré sa capacité à accueillir des adolescents en souffrance. Les trois partenaires (le Département, l’Agence régionale de santé et le ministère de la Justice) se disent : on va les sauver ! J’ai trouvé dans ce lieu de vie transitoire un accompagnement thérapeutique, une infirmière et une éducatrice passionnées, une salle de classe pour ces jeunes tous déscolarisés… ils peuvent ainsi retrouver confiance en eux, rompre avec leurs additions, se soigner…et envisager un projet de vie. J**’ai eu des échanges directs, sans filtre**… »
Quant à Florence Galzin, elle a attesté que : « Malgré la période budgétaire tendue, je n’ai jamais eu à me battre car derrière, il y a des élus convaincus par la protection de l’enfance. De plus, les équipes ultra motivées font de belles choses. » La vice-présidente s’est vue confier, par Florence Dabin, la mission de pilote pour réaliserune étude comparative entre les Comités départementaux de la protection de l’enfance (CDPE) et les Observatoires départementaux de la protection de l'enfance (ODPE). Le Loiret est l’un des dix départements à expérimenter ce premier dispositif qui coordonne les acteurs de la protection de l’enfance. Florence Galzin a également évoqué les seize professionnels du service Évaluation et Orientation qui accompagnent chaque enfant confié lors de sa première séparation du domicile familial et évalue son impact. Le Loiret entend aussi développer le tiers de confiance, en préconisant cette solution auprès des juges, qui aide l’enfant à garder ses repères.
En conclusion, le président Gaudet a regretté que lorsqu’on évoque la protection de l’enfance, dans les médias, on met l’accent sur certains faits divers, alors qu’« il y a tant de belles réussites et tant de projets qui aboutissent ! » C’est justement ce qu’est venue chercher, pendant deux jours, Florence Dabin dans le Loiret.
En chiffres
Au 30 septembre 2026 : 1 303 mineurs étaient confiés à la protection de l’enfance
- 554 chez 308 assistants familiaux
- 460 dans 23 structures collectives
- 172 à la Maison de l’enfance (MDE)
- 29 à des tiers bénévoles
- 7 en placement Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ)
- 5 en structures médicalisées
*Joignables 24 h/24 7/7 y compris par tchat accessible aux enfants, adolescents et jeunes jusqu’à 21 ans, victimes de violence, inquiets pour un de ses camarades, préoccupés par une situation d’enfant en danger ou en risque de l’être. Il est aussi dédié à la prévention et à la protection des enfants en danger ou en risque de l’être. Il peut aussi être appelé par des adultes confrontés ou préoccupés par une situation d’enfant en danger ou en risque de l’être.
Édith Combe
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