Bilan Accidentologie 2025 : le Loiret récupère ses points
Lors de la session du 18 juin, le bilan de l’accidentologie 2025 sur les routes départementales sera présentée à l’assemblée. Des résultats encourageants. Explications.
© D. Chauveau
Selon le bilan rédigé par la direction des Infrastructures, le nombre d’accidents corporels est en baisse de 9,5 % par rapport à 2024. Le Loiret enregistre 162 accidents, l’an dernier, sur son réseau départemental, tandis que la moyenne nationale est de 210 et 413, tous réseaux confondus (avec les autoroutes). Quant au nombre de tués, il diminue, passant de 23, en 2024, à 19 l’année suivante, sur le réseau départemental. Autre bon point : la baisse concerne également le nombre de blessés hospitalisés (de 96 à 85 en 2025).
Des avancées technologiques pour réduire le nombre d’accidents
© H. El Yamani
Depuis 30 ans, le nombre de tués a baissé de façon considérable. En effet, on en compte 83 % de moins : passant de 112 à 19, avec un pic à 129 en 1997 ! Ce bon résultat est dû à plusieurs facteurs. D’abord, les équipements des voitures ont évolué : les constructeurs ont renforcé la sécurité à bord par des innovations technologiques.
De plus, le Département, en charge de la politique des routes départementales, a supprimé tous les points noirs sur son territoire. « Comme l’aménagement d’un carrefour à Dadonville sur la RD 123 (avant : 4 accidents faisant 3 tués, 2 blessés hospitalisés et 6 non hospitalisés. Après : 1 seul accident avec 1 blessé hospitalisé) », révèle Sandrine Eugène, directrice des Infrastructures.
La collectivité lutte aussi contre l’insécurité routière en analysant systématiquement les accidents. Grâce à plusieurs innovations, elle applique une stratégie éprouvée : inauguration d’un mini-giratoire qui sécurise un carrefour accidentogène ; installation de dispositifs d’alerte sonore ou bandes rugueuses qui avertissent les conducteurs s’ils changent de trajectoire ; achat de bordures provisoires afin de les tester avant installation de définitive ; analyse de données achetées à des prestataires indiquant les points dangereux, comme les freinages intempestifs, les lieux de dépassement…
Grâce à tous ces dispositifs, depuis 2020, les aménagements réalisés à hauteur de 7,6 M€ ont évité des coûts financiers pour la société équivalent à 27 M€ (en appliquant le coût de l’insécurité 2024).
Le Département participe aussi financièrement, à hauteur de 50 %, aux audits de sécurité en agglomération au cours desquels sont réalisés des diagnostics et proposés des solutions d’aménagement, qui seront pris en charge par les communes. Grâce à la direction de l’Éducation et de la Jeunesse, plus de 1 200 collégiens ont été sensibilités à la sécurité routière et plus particulièrement au vélo.
Ces résultats encourageants nécessitent toutefois de maintenir un niveau d’attention élevé sur les accidents routiers qui se produisent sur le réseau départemental.
Édith Combe
Un comportement néfaste qui monte
Depuis quelques mois, les agents ramassent, chaque mois, sur les routes loirétaines, 300 bombonnes de protoxyde d’azote. La collectivité dépense entre 60 000 et 100 00 € pour les prendre en charge. « Un médecin urgentiste nous a alertés de son coût sur le plan de la santé. Il a évoqué des adolescents qui arrivent, dans son service, atteints de paralysie ou de dommages neurologiques irréversibles. Il faut envisager, avec la direction de l’Éducation et de la Jeunesse, des actions de sensibilisation auprès des collégiens. »
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