
Une journée pour sensibiliser à l’illettrisme
Coconstruite par l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI), l’association CEREGARD, le CRIA34 et le Département, cette journée de lutte contre l’illettrisme a réuni plus d’une centaine de personnes à Pierresvives. [/uploads/Image/62/IMF_MEDIUM/GAB_D34/30573_946_Lutte-illettrisme.jpg]Jean-André Ithier, Directeur de la lecture publique départementale, explique : Il s’agit de rassembler les bibliothèques départementales, car nous avons cette mission de former les professionnels du réseau, mais aussi de les inviter à travailler avec d’autres organismes comme l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI) ou les associations. Une matinée a été consacrée aux partages d’expériences et de connaissances, avant les ateliers de l’après-midi. ILLETTRISME, ANALPHABÉTISME, CE QUOI PARLE-T-ON ? Véronique Soulié, chargée de mission à l’ANLCI, a commencé par expliquer la différence entre l’illettrisme, l’analphabétisme et le français langue étrangère. * L’illettrisme touche des personnes qui ont été scolarisées en français mais qui ne parviennent pas à une maîtrise suffisante de l’écrit au quotidien * L’analphabétisme touche des personnes qui n’ont pas ou peu été à l’école et n’ont pas appris à lire et à écrire * Les apprenants « français langue étrangère » sont des personnes qui ont appris à lire et à écrire dans une autre langue que le français. Les personnes en situation d’illettrisme n’ont pas acquis, ou ont perdu la maîtrise de la lecture et de l’écriture, du calcul et des compétences numériques de base. COMMENT SORTIR DE L’ILLETTRISME ? [/uploads/Image/46/IMF_MEDIUM/GAB_D34/30574_981_Lutte-illettrisme.jpg]Véronique Soulié relève : La personne en situation d’illettrisme est invisibilisée, car on ne s’imagine pas qu’une personne qui a été à l’école ne sache pas lire ni écrire. Des situations qui peuvent conduire à éprouver un sentiment de honte, une perte de confiance en soi, ainsi qu’une appréhension à demander de l’aide ou même à pousser la porte d’organismes de formation. Alors, comment sortir de l’illettrisme ? Leslie Joly, directrice de CEREGARD, un centre de ressources pour les acteurs de l’illettrisme, indique : Il existe de vraies stratégies publiques de repérage : tous les acteurs du social, de l’insertion, de l’emploi, ont un vrai rôle à jouer. Les citoyens aussi, c’est une responsabilité partagée. Après le repérage, des centres de diagnostic de compétences peuvent prendre le relais pour la formation. Leslie précise : Il y a des moments dans les parcours de vie, il faut donc écouter la personne et s’adapter à sa temporalité, ses besoins, ses désirs. [/uploads/Image/f4/IMF_MEDIUM/GAB_D34/30575_031_Lutte-illettrisme.jpg]Deux ambassadeurs, membres de la Chaîne des savoirs, ont ensuite pris la parole pour témoigner de leur parcours d’apprenants aux côtés d’Anne Vinérier, docteur en sciences de l’éducation et formatrice en alphabétisation. Des interventions qui ont nourri de nombreux échanges et partages d’expérience dans la salle. L’après-midi, des ateliers pratiques ont permis aux participants de mieux appréhender le public illettré et d’apprendre outils et méthodes pour les aider à accompagner ces personnes. En savoir + : * Domaine départemental Pierresvives [https://pierresvives.herault.fr/\] * Médiathèque départementale [https://mediatheque-departementale.herault.fr/\] * Agence nationale de lutte contre l’illettrisme [https://www.anlci.gouv.fr/\] * CRIA 34 [https://cria34.fr/\] * CEREGARD [https://www.ceregard.fr/\] * La Chaîne des savoirs [https://chainedessavoirs.org/\]
