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Protection de l’enfance : « Pour éviter les placements, la priorité, c’est laprévention »

Protection de l’enfance : « Pour éviter les placements, la priorité, c’est laprévention »

Solidarité/Retraite
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En mai 2026, dans le cadre de ses rencontres-débats « Regards d’expert » destinés aux agents du secteur social, le Département a reçu Claire Hédon, Défenseure des droits. Elle est revenue sur le sens de son mandat qui s’achève cet été mais aussi et surtout la question cruciale de la protection de l’enfance. Sans tabou, elle a bousculé quelques idées reçues et partagé les fruits de son expérience.

Juriste, journaliste, Claire Hédon a été, cinq années durant, présidente du mouvement ATD Quart Monde, avant d’être nommée Défenseure des droits en 2020. Cet été, ses fonctions s’achèveront et elle ne pourra pas les renouveler comme le prévoit la Constitution. Son mandat restera marqué par son engagement auprès des plus éloignés du droit. Au travers de rapports, d’études mais aussi d’avis au Parlement, la Défenseure des droits n’a cessé d’interpeller les pouvoirs publics sur ses cinq champs de compétence. Si elle a veillé scrupuleusement aux droits des usagers qui l’ont sollicitée, elle s’est intéressée de près à la situation à laquelle sont confrontés les services de protection de l’enfance.

Lors du débat « Regard d’expert », entourée par le président du Département, Jean-Luc Gleyze, la vice-présidente chargée de la Prévention, de la parentalité et de la protection de l’enfance, Céline Goeury, et la directrice générale adjointe des solidarités, elle a pu répondre aux agentes et agents du secteur social. Dans la salle ou à distance, ils ont écouté les messages qu’elle portait en particulier sur le sujet de la protection de l’enfance.

« Le Département joue un rôle primordial, d’autant que l’État qui doit être en première ligne, s’est désengagé sur les questions de l’éducation et de l’accès aux soins, et notamment sur la santé mentale, » a-t-elle déclaré.

Interpellée par Jean-Luc Glezye sur les recommandations qu’elle pourrait apporter à une institution très engagée et en pleine refonte de ses actions autour de la protection de l’enfance, Claire Hédon a été sans ambiguïté.

« Pour éviter les placements, la priorité, c’est la prévention. Il faut soutenir avec force la parentalité. Parallèlement, nous devons lutter contre l’extrême pauvreté et garantir l’accès à un logement digne, indispensable pour faciliter aux familles l’éducation de leurs enfants. Il nous faut aussi assurer une continuité éducative, sanitaire et psychologique. Il faut éviter toute rupture dans le parcours. »

Sur la nécessité d’écouter la parole des enfants, de les sensibiliser à leurs droits, d’œuvrer à lutter contre une carence de soins en matière de santé mentale des enfants et des jeunes, Claire Hédon a trouvé des oreilles attentives au Département, celles d’agents comme des élus qui ont apprécié cet échange en tous points constructif.

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