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Incendie monstre : Solal, s’engager, pourquoi attendre ?

Incendie monstre : Solal, s’engager, pourquoi attendre ?

Solidarité/Retraite
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À 17 ans seulement, Solal n’a pas hésité une seule seconde à porter main-forte à la Protection civile lors de l’incendie qui a touché la Gironde. Des terrains de handball à la cuisine du collège Niki de Saint-Phalle, à Villenave-d'Ornon, son engagement reste le même. Il est toujours volontaire lorsqu’on a besoin de son aide. Au sein de sa famille, rien d’inhabituel, leur passe-temps c’est l’altruisme.

Solal, 17 ans se prépare à entrer en terminale au lycée Pape Clément à Pessac. Lorsqu’il enlève sa casquette de lycéen, il est aussi bénévole dans son club de handball à Mérignac. Ancien gardien de but, son engagement se tourne désormais au bon déroulement des rencontres. Alors, il arbitre, s’occupe de la buvette et se porte volontaire pour tenir la table de marque. Sa mère, Erika Follet, professeure de français au collège Chambéry, témoigne.

« Cette envie d’entraide s’est exprimée de manière innée depuis toujours chez lui »

Son beau-père, Philippe Gourgues, est chef cuisinier au collège Chambéry de Villenave-d’Ornon. Lorsqu’il propose à sa compagne et à Solal, alors en vacances au Maroc, de venir en aide à la Protection civile, leur réponse sonne comme une évidence. Ils se sont donc tous les trois portés volontaires au collège Niki de Saint Phalle à Villenave-d’Ornon. Sur place, une production importante de nourriture était nécessaire. Plus de 600 membres de la structure associative avaient besoin de leurs trois repas quotidiens. Alors, pendant une semaine, Solal se lève dès cinq heures du matin tous les jours pour mener à bien cette mission.

« J’avais envie de donner de ma personne pour aider celles et ceux qui se battent pour nous aider, c’est du donnant-donnant. »

Sans formation de poste au préalable, Solal se sent naturellement à l’aise et aime aider à la corvée de la plonge. De la préparation de quiches à celle de hachis Parmentier, il s’occupe aussi de la partie dessert à cœur joie. Le lycéen sent que cet élan de solidarité a permis de créer « une vraie famille » avec tous les bénévoles. S’ils étaient stupéfaits de son engagement à un jeune âge, les siens se disent « toujours totalement admiratifs » bien que voir le garçon réaliser ce genre d’action est maintenant devenu une sorte d’habitude.

Après ces vacances mouvementées, place au repos pour le jeune Solal. L’année du baccalauréat arrive à grands pas.


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