Des sciences pour parler d’égalité [https://viva.villeurbanne.fr/l-essentiel/2026/juin/des-sciences-pour-parler-d-egalite]
A l’école Nigritelle Noire, en mai, cinq étudiantes en biologie moléculaire et cellulaire de l’Université Claude Bernard ont imaginé des ateliers scientifiques pour sensibiliser les élèves à la place des femmes dans les sciences.
Cinq étudiantes en biologie ont sensibilisé les enfants à la place des femmes dans la science.
Des paillettes sur les mains pour comprendre la transmission des virus, de l’ADN extrait de bananes ou encore des lampes torches pour découvrir le principe de la radioactivité : ce sont les expériences imaginées par cinq étudiantes en Master 1 de biologie moléculaire et cellulaire.
Lorsqu’il a fallu monter un projet pour leur cours de gestion de projet, Margot Valet, Charlotte Pilon, Elea Gomes De Carvalho, Sivahami Kichenamourtty et Romane Delaugeas ont choisi de créer des ateliers pour enfants. Elles contactent l’école Nigritelle Noire dont le thème annuel porte sur l’égalité femmes-hommes. La transition est parfaite, elles décident alors de mettre en lumière quatre chercheuses : Marie Curie, Rosalind Franklin, Françoise Barré-Sinoussi et Eugénie Clark.
Faire apparaître de l'ADN
Chaque atelier permet aux élèves de découvrir une expérience scientifique liée à leurs travaux. Avec Eléa, les enfants suivent un protocole de laboratoire pour faire apparaître de l’ADN dans des tubes à essai. Romane utilise des paillettes pour montrer comment les virus se transmettent et l’importance des gestes barrières. Charlotte propose une expérience inspirée des rayons traversant le corps humain, tandis que Sivahami fait découvrir la respiration des requins grâce à un bac rempli d’eau et de paillettes. Pour combler les temps de latence, Romane propose d’utiliser des microscopes.
Le cerveau n'a pas de genre
Au-delà des découvertes scientifiques, les étudiantes souhaitent transmettre un message d’égalité. “Le but n’est pas d’opposer femmes et hommes, mais de remettre de l’équilibre, de dire que le cerveau n’a pas de genre”, expliquent-elles. Une réflexion importante car certaines élèves disent déjà hésiter à s’orienter vers les matières scientifiques.
Et certains repartent même avec de nouvelles références : à la question “pouvez-vous citer une scientifique ?” plusieurs enfants ont répondu… le prénom des intervenantes.
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