Rentrée scolaire : prendre soin des enfants
Chaque rentrée scolaire marque une nouvelle étape dans la vie des enfants et de leurs familles. Pour permettre à chaque enfant de bien grandir, d’apprendre et de trouver sa place, la Ville de Tours porte une attention renforcée sur les droits des enfants et l’accompagnement des parents, ainsi que des investissements importants pour offrir des écoles plus confortables et mieux adaptées aux défis de demain.
Rencontre avec Franck Gagnaire, adjoint au maire délégué à l’éducation, à la petite enfance, à la parentalité et aux droits des enfants, avant de découvrir la nouvelle école Claude-Bernard et les investissements engagés dans les établissements scolaires.
Le conseil des enfants du quartier des Fontaines permet d’impliquer les plus jeunes dans la vie de la cité © Ville de Tours – F. Lafite
Votre délégation s’est élargie aux droits des enfants et à la parentalité. Que dit cette évolution de votre vision de l’éducation ?
Effectivement, l’éducation se construit bien au-delà des salles de classe et des écoles. Jusqu’à maintenant, les enfants n’étaient pas reconnus comme des citoyens à part entière. Reconnaître leurs droits, cela signifie penser la « Ville à hauteur d’enfants ». On observe qu’il y a beaucoup moins d’enfants dans les espaces publics et qu’ils sont plus souvent dans leurs chambres, devant les écrans, avec un phénomène de repli sur soi, et toutes les conséquences que cela entraîne, comme le manque de socialisation. Aujourd’hui, nous souhaitons davantage les impliquer, les associer aux prises de décision. Nous avons déjà initié la journée des droits de l’enfant en 2024 et nous avons lancé l’expérimentation du conseil des enfants aux Fontaines en 2025.
Comment la Ville accompagne-t-elle les parents ?
Autrefois, on considérait qu’élever des enfants était quelque chose de naturel. La réalité, c’est que certains parents ont besoin d’être accompagnés car c’est une lourde responsabilité. Aujourd’hui, l’évolution des cellules familiales et l’augmentation des familles monoparentales ont des conséquences, principalement sur la vie des femmes, et sur le parcours éducatif des enfants, avec un risque plus élevé de rupture de parcours, voire d’échec scolaire. Nous souhaitons mieux prendre en compte les besoins des mamans solos et allons mener un travail de concertation pendant un an sur le soutien aux familles monoparentales (lire ci-contre). Par ailleurs, sur le modèle de « La Marelle » au Sanitas, nous venons d’ouvrir à Tours nord « La Cabane » : un deuxième lieu d’accueil hybride pour les parents et les enfants avant leur entrée à la maternelle (lire ci-dessous).
La cabane @ ville de Tours – S. Dartois
Comment la Ville se positionne-t-elle par rapport à la baisse démographique et la fermeture de 8 classes à la rentrée ? Comment préparer l’avenir et attirer de nouvelles familles à Tours ?
En effet, il faut s’interroger sur cette baisse de natalité. Certaines familles renoncent à avoir des enfants en raison des difficultés de la vie contemporaine et de l’explosion des structures familiales. Notre rôle, c’est aussi d’examiner comment on peut leur permettre de réaliser ce désir d’enfant. Ensuite, l’enjeu est d’accueillir de nouvelles familles à Tours, car on sait que le choix d’un lieu de résidence peut être lié à la qualité de nos établissements. Lors du premier mandat, nous avons repositionné la Ville comme un acteur de l’éducation grâce à un Projet éducatif de territoire. Nous allons poursuivre la rénovation des bâtiments au rythme d’une école et une crèche rénovée ou reconstruite par an, poursuivre les actions éducatives et la végétalisation des cours de récréation. Nous allons également mettre en place un plan pluriannuel d’investissements dans les crèches. Enfin, une attention particulière est portée au lien entre santé et alimentation, avec notamment des fruits et légumes bio proposés dans toutes les crèches municipales.