Conseil Municipal
Saint-Denis
La Maison des Femmes : la rencontre des lycéens de Saint-Denis avec l'équipe du film
« Ici, c’est notre cinéma, notre ville, et on n’a pas l’habitude d’être bien représentés au cinéma », confie un élève du lycée Suger de Saint-Denis au micro qui circule dans la grande salle du cinéma L’Écran. Face à lui, assise sur le bord de la scène, l’équipe du film La Maison des Femmes explique avoir voulu représenter « tout le monde », en termes d’âge, d’origine, de genre.
À commencer par les femmes : le film est inspiré des patientes et soignantes de la Maison des Femmes, un centre de soin pluridisciplinaire pour les victimes de violences sexistes et sexuelles, fondé à Saint-Denis en 2016 par la gynécologue Ghada Hatem-Gantzer. Leur quotidien, combatif et joyeux, a été mis en image par la réalisatrice Mélisa Godet, qui a fait appel au talent des actrices Karin Viard, Oulaya Amamra ou encore Eye Haïdara pour incarner ses héroïnes.
Accompagnée de la productrice Emma Javaux et du directeur de casting David Bertrand, elle est venue rencontrer le public dionysien pour une séance spéciale, trois semaines après l’avant-première qui s’était tenue au Pathé Saint-Denis. Répartis dans deux salles, les lycéens et lycéennes de Suger en première, terminale et BTS Audiovisuel, du lycée Rosa-Parks, et de la Maison d’Éducation de la Légion d’Honneur, ainsi que plusieurs associations et maisons de quartier ont pu voir le film et rencontrer l’équipe.
« Vous êtes notre public préféré »
« On est trop contentes que vous puissiez voir le film, on l’a fait pour parler d’un problème qui touche les femmes, mais aussi les enfants et les jeunes de leur entourage. Les violences faites aux femmes est un problème qui doit être pris à bras le corps par la société, et on espère que la jeunesse s’en emparera », débute Emma Javaux, qui confie : « Vous êtes notre public préféré, en fait. »
À la question d’une lycéenne sur la diffusion du film auprès des plus jeunes, elle répond qu’elle travaille à ce que le film soit montré dans des collèges et lycées et qu’il sera projeté à l’Assemblée nationale.
Les questions-réponses s’enchaînent : logiciel de montage, difficultés pendant le tournage, immersion au sein de la « vraie » Maison des Femmes…