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Une équipe de recherche rennaise teste une méthode inédite pour muscler le
cerveau

Une équipe de recherche rennaise teste une méthode inédite pour muscler le cerveau


Une équipe rennaise de l'Inria mène une expérimentation pour les patients atteints de pathologies touchant le fonctionnement du cerveau.

Entraîner son cerveau pour améliorer son attention. C'est l'une des techniques les plus prometteuses pour soigner des pathologies affectant le fonctionnement cérébral. À Rennes, des chercheurs en numérique de l'Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (Inria) veulent perfectionner la méthode proposée aux personnes souffrant de troubles de l'attention, de dépression ou qui se remettent d'un accident vasculaire cérébral. Cette méthode s'appelle le « neurofeedback ». Elle propose des exercices pour s'entraîner à réguler l'activité de son cerveau à l'aide d'un retour visuel sur écran. Problème : pour encore plus d'un tiers des personnes, le neurofeedback s'avère inefficace. «Certaines personnes n'arrivent pas à progresser dans les entraînements, mais on ne sait pas vraiment quelle en est la cause», explique Claire Cury, chercheuse à l'Inria de l'Université de Rennes.

Mesurer la motivation

L'équipe de recherche Empenn (« cerveau » en breton), dont Claire Cury fait partie, explore aujourd'hui la piste de la motivation du patient : «Si la tâche est trop difficile, on n'y arrive pas. Si elle est trop facile, on ne progresse pas». Alors, pour parfaire le neurofeedback, l'équipe a eu l'idée de mesurer l'activité de l'œil et la sudation au niveau des doigts. La nouveauté tient à «l'utilisation de signaux physiologiques pour mesurer l'attention». L’expérimentation pourrait permettre à terme de s’adapter en temps réel aux participants, complète Julie Fournier, post-doctorante chargée de la complexe analyse des données collectées par les différents capteurs. Et selon Claire Cury, les premiers résultats sont encourageants.
Le projet est soutenu par l'Agence nationale de la recherche et de l'Institut des neurosciences cliniques de Rennes.


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