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Rennes Métropole inaugure un bassin tampon à Saint-Hélier : qu’est-ce que
c’est ?

Rennes Métropole inaugure un bassin tampon à Saint-Hélier : qu’est-ce que c’est ?


Inauguré mercredi 7 octobre 2026, le bassin tampon de Saint-Hélier va réduire de 90 % les rejets d’eaux non traitées dans la Vilaine lors de fortes pluies d'orage. Un équipement indispensable pour protéger la qualité de l’eau. On vous explique son fonctionnement.

L’écho et l’humidité ambiante pourraient nous faire croire que nous sommes descendus dans une caverne souterraine, mais c’est bien une construction contemporaine à laquelle nous avons affaire. Inauguré le 7 octobre 2026, le bassin tampon Saint-Hélier a été construit pour les besoins en assainissement du quartier.

En voyant ce local technique quelconque en bordure de la rue Saint-Hélier, il est difficile de s’imaginer ce qui se trouve sous nos pieds. Ce n’est que lorsqu’on pénètre dans l’ouvrage qu’on se rend compte de son aspect monumental. Une salle de 10 mètres de haut et de 30 mètres de long, une contenance de 1750 m3 (deux fois la piscine de Villejean), une capacité de remplissage en 16 à 20 minutes… Les chiffres sont impressionnants. Mais concrètement, ça sert à quoi ?

Plus de 90 % de rejets évités

Dans certains secteurs de la ville de Rennes comme dans le sud-est, le réseau est unitaire. C’est-à-dire que les eaux pluviales s’écoulent dans le réseau des eaux usées, là où dans la plupart des secteurs les eaux sont collectées séparément. « Les deux systèmes ont leurs avantages et inconvénients » explique Boris Guéguen, directeur de l’assainissement de Rennes Métropole. « Le système unitaire implique de prévenir les déversements, c’est pourquoi nous avons plusieurs ouvrages de sécurité comme ce bassin tampon. »

Empêcher les déversements, c’est bien le sujet. En cas de fortes pluies d’orage, les canalisations sont saturées et peuvent déborder, ce qui peut provoquer in fine des rejets non traités dans la Vilaine. C’est là que le bassin tampon joue son rôle. Il est en mesure de stocker temporairement l’excédent d’eau, le temps que les réseaux désemplissent. Ces eaux usées diluées dans l’eau de pluie seront ensuite pompées vers la station d’assainissement pour être traitées avant rejet. On évite ainsi jusqu’à 90 % de rejets directement dans le fleuve.

Un investissement nécessaire pour préserver l'eau

L’équipement est conçu pour être autonome. La vanne d’arrivée d’eau s’ouvre par anticipation, le sol en pente permet un écoulement naturel vers les pompes, des hydroéjecteurs chassent les déchets, les gaz dangereux sont aspirés... Le tout pour éviter au maximum les interventions humaines. Une supervision à distance est évidemment effectuée.

L’investissement total est de 5,3 millions d’euros, apportés par Rennes Métropole avec une participation de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne à hauteur de 1 697 500 €. Les travaux ont duré près de deux ans. Un investissement nécessaire, au regard d’une politique plus large de protection de la ressource en eau. La construction d’équipements du même genre est actuellement à l’étude, qui s’ajouteraient à ceux situés aux prairies Saint-Martin et sous l’avenue du Sergent Maginot.


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