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Hôpital Sud : que deviendra le site demain ?

Hôpital Sud : que deviendra le site demain ?

Patrimoine
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Inauguré il y a plus de 45 ans, l’hôpital Sud a vu naître des milliers d’enfants dans sa maternité. Alors que les services hospitaliers sont amenés à aménager sur un grand pôle femme-mère-enfant à Pontchaillou à horizon 2029, le bâtiment historique et symbolique pour le quartier et le sud de la ville connaitra demain une nouvelle vie.

L’histoire et le devenir de l’hôpital Sud aux Archives de Rennes

À l’occasion des Journées européennes du matrimoine et du patrimoine 2026, les Archives de Rennes mettent l’hôpital Sud à l’honneur.

  • Samedi 19 septembre, à 18h, conférence « L’hôpital Sud : histoire et vie d’un hôpital industriel de type Fontenoy (1970-1980) » par Capucine Lemaître, docteure en histoire de l’art et chargée d’enseignement en histoire de l’architecture à l’université Rennes 2.
    Gratuit sur inscription.
  • Dimanche 20 septembre, de 11h à 16 h 30, présentation de l’exposition « Explorons le futur de l’hôpital Sud ». Exposition de travaux d’étudiants de différentes disciplines et de jeunes architectes sur le devenir du site.

En savoir plus sur le site Internet des Archives de Rennes (lien externe)

L'hôpital Sud hier et aujourd'hui

En 1980, l’hôpital Sud est inauguré dans le quartier du Blosne, au sud de Rennes. À la pointe de la recherche, moderne, il marque l’achèvement de l’aménagement de la Zup Sud, débuté dans les années 1960.
Alors que la population rennaise a dépassé dans les années 1970 les 180 000 habitants, sa construction complète le paysage hospitalier rennais, dont l’Hôtel-Dieu et Pontchaillou étaient les principaux établissements.
Son architecture est typique des établissements hospitaliers des années 1970. Construit autour d’une structure en croix, il est bâti sur le modèle dit Fontenoy. Certains en parlent encore sous ce nom d’hôpital Fontenoy ou Fontenoy.
Au fil des années, l’hôpital Sud est devenu l’un des lieux en pointe pour les soins aux futurs parents, aux mères, aux prématurés, aux nouveau-nés. On y vient de Rennes, de la Bretagne et parfois même d’au-delà.
Le Cecos (Centre d’étude et de conservation des œufs et du sperme humain) s’y est installé en 1994. L’hôpital est aujourd'hui un lieu incontournable pour l’aide médicale à la procréation. En 2009, après la fermeture de l’Hôtel-Dieu, l’hôpital est devenu pôle femme-mère-enfant. Puis en 2023, y a ouvert la Maison des femmes Gisèle-Halimi.
Plusieurs générations de praticiens, de soignants mais aussi d’habitantes et habitants sont attachées à cet hôpital.

Mémoire de l'hôpital Sud

Retrouvez les trois épisodes de notre série de podcasts Mémoire de l’Hôpital Sud, où témoignent des d’habitants du quartier, des patients et des soignants.

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"Épisode 1 : À quoi ressemblait l’Hôpital Sud ?"

Retranscription de l'épisode 1 de la série de podcasts « Mémoire de l’Hôpital Sud »

Personne interviewée 1
Pour moi, c'est un peu un phare, je dirais, puisque de ma salle à manger, je le vois en direct à 200 mètres de chez moi. Mais je crois que c'est la même chose pour bon nombre d'habitants, pour qui le bâtiment représente quelque chose d'important de par son bâti, de par sa place et de par l'activité qui est représentée aussi dans le quartier.

Arnaud Wassmer
Qu'était l'hôpital Sud ? Bienvenue dans ce podcast qui se propose de donner à entendre ce qu'était ce site hospitalier dans la métropole rennaise qui s'apprête à déménager. Lieu marquant dans le quartier du Blosne, on y venait de toute la région, notamment pour sa maternité, ses différents services pédiatriques ou ses compétences sur les maladies rares. Ce repère dans la vie et dans la ville est riche en histoires que nous rappellent celles et ceux qui y ont travaillé, qui y sont venus pour toutes sortes de raisons ou qui résidaient dans les environs. Ce sont elles et eux qui témoignent dans ce podcast, au hasard des rendez-vous, racontant le déménagement, ou des déambulations dans le quartier.

Personne interviewée 2
Quand on se promène autour, on voit beaucoup de couffins, de jeunes femmes, de jeunes papas qui arrivent. Je vois des fleurs, des bouquets, des gens qui parlent beaucoup et qui semblent joyeux.

Personne interviewée 3
Il y a des tas d'enfants qui sont nés là, il y a des tas de femmes qui ont accouché là. Moi, j'ai été hospitalisée là à un certain moment.

Personne interviewée 4
Mes quatre neveux qui y sont nés, pour moi, c'est quelque chose que je connais depuis que je suis toute petite, ce bâtiment-là. Donc, savoir qu'il va changer, ça me touche quand même.

Personne interviewée 5
Moi, j'y ai été hospitalisé il y a quelques années. C'est vrai que c'est un lieu qui est un peu austère, un peu froid. Et là, comme on parle de faire quelque chose de nouveau, on se dit, tiens. Et ce qui m'intéresse surtout, c'est de voir les projets autour du ruisseau qui a été enterré, c'est surtout aussi ça qui m'intéresse, la partie végétale.

Personne interviewée 6
J'ai accouché de mon fils à l'hôpital Sud et j'ai aussi fait la préparation à l'accouchement à la piscine, qui est sous l'hôpital Sud. J'ai découvert ça. J'ai fait toute ma préparation. J'ai aussi suivi un atelier sur comment ne pas avoir de polluants autour de son bébé. Ils accueillent énormément de publics divers et j'ai trouvé ça super agréable.

Personne interviewée 7
Mon hôpital dans lequel je travaille, il est entouré d'arbres. Quand même, ça a de l'importance parce que quand vous travaillez dedans, je pense notamment aux salles d'accouchement qui sont orientées vers le sud, vous avez une vue sur les arbres. Et là, on est à l'automne, par exemple. C'est magnifique. Vous avez au premier plan... La fenêtre, le parking des gens qui travaillent, puis une rangée d'arbres, puis la campagne. Et avec les couleurs d'automne, c'est vraiment des paysages qu'on aime tous. Donc c'est un hôpital à la limite de la ville et de la campagne. Il est tourné vers la ville parce qu'il est tourné vers les habitants de Blosne, mais toute la façade sud donne sur la campagne environnante.

Arnaud Wassmer
Si l'hôpital Sud s'apprête à déménager pour rejoindre Pontchaillou, il a aussi un début. Construit entre 1976 et 1980 parachevant l'aménagement de ce nouveau quartier du Blosne. Depuis, il s'est adapté pour correspondre aux évolutions de la ville.

Personne interviewée 8
Quand j'ai terminé mes études, la configuration à Rennes était très compliquée puisqu'en fait on avait les maternités à haut-risque qui étaient sur l'Hôtel-Dieu avec les naissances qui se faisaient là-bas. On avait la chirurgie pédiatrique qui était dans le grand bloc hôpital, de Pontchaillou, et on avait un service de pédiatrie, on va dire, général sur Pontchaillou et puis tout ce qui était réanimation néonatale et soins intensifs néonataux qui était aussi sur Pontchaillou, avec en duplicate à l'hôpital Sud une maternité avec un service de néonatologie et un service de pédiatrie qui était sur l'hôpital Sud. Vous voyez, c'est un paysage très éparpillé. Ça provoquait des dysfonctionnements importants. Les grossesses à haut risque, le suivi se faisait sur l'Hôtel-Dieu. C'est des enfants qu'on opérait rapidement après la naissance et qui nécessitaient une mise en route de réanimation lourde dès la naissance. Donc en pratique, quand la mère devait accoucher, elle accouchait dans le service de chirurgie pédiatrique, à Pontchaillou, qui n'était pas dans le même bâtiment que la réanimation néonatale. On avait dû fabriquer un chariot avec un respirateur intégré, des pouces-seringues pour passer toutes les drogues et tout ça, et le transporter dans les ascenseurs pour remonter le nouveau-né, en réanimation néonatale avec la mère qui était retournée sur l'Hôtel-Dieu. Donc vous voyez le type de dysfonctionnement... d'où on partait.

Arnaud Wassmer
Et au départ, l'hôpital était bien plus simple dans son architecture, car il a aussi évolué au fil du temps pour répondre aux nouveaux besoins de la maternité, de la pédiatrie, et puis des autres services auxquels se rattachent des histoires, qu'elles soient malheureuses ou heureuses selon les cas.

Personne interviewée 9
Au départ, l'hôpital Sud, c'était un hôpital de proximité, un hôpital en croix, avec une zone centrale, et puis quatre ailes qui étaient autour, les différents étages. Au départ, il n'y avait que ça sur l'hôpital Sud. Après, l'hôpital Sud s'est modifié architecturellement au fur et à mesure des ajouts, c'est-à-dire l'ajout des urgences pédiatriques, les grossesses, tout ce qui tournait autour de la maternité et des réanimations qui ont amené à reconstruire autour. Puis un plateau de consultation qui était devenu complètement insuffisant, qui a été rajouté, etc. En fait, sur ce noyau-là, se sont greffés plusieurs ajouts en fonction des besoins de la population et des réorganisations. Il y a quand même une forte teinte, en tout cas au moins sur les dernières années, femmes-enfants.

Arnaud Wassmer
Comment vivait cet hôpital ? Pour les personnes qui y ont travaillé, ou celles qui sont venues s'y faire soigner, c'est l'objet d'un autre épisode que vous pouvez découvrir dans cette série de podcasts sur la mémoire de l'hôpital sud à Rennes, une série réalisée par Arnaud Wassmer pour Rennes Métropole.

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"Épisode 2 : Comment vivait l’hôpital ?"

Retranscription de l'épisode 2 de la série de podcasts « Mémoire de l’Hôpital Sud »

Personne interviewée 1
Non mais je peux vous dire aussi une petite chose exceptionnelle de ma vie, c'est qu'elle était dans mon ventre et en fait ils ont laissé un robinet couler. Donc nous on était en attente parce qu'il y a eu une urgence, une femme qui accouchait donc il fallait s'occuper d'elle et donc on attendait. Et l'eau coulait, on a été inondés sur le sol et tout, c'était incroyable dans le hall carrément. Et c'était incroyable parce que moi j'étais un peu angoissée. Ce truc qui arrive, ça m'a fait rigoler et je me suis sentie tout de suite beaucoup mieux. Et ça a marqué la naissance de ma fille. Donc ça, c'était déjà bien. C'était très drôle d'ailleurs.

Arnaud Wassmer
Comment vivait l'hôpital Sud ? Bienvenue dans ce deuxième épisode des podcasts sur la mémoire de ce site hospitalier dans la métropole rennaise. Celles et ceux qui y ont travaillé, qui y sont venus pour toutes sortes de raisons, ou qui résidaient dans son voisinage du quartier du Blosne, le racontent.

Personne interviewée 2
Lorsque l'Hôtel-Dieu est venu, nous avons, l'équipe a pratiquement doublé de volume, le nombre d'accouchements presque aussi, et le bloc maternité, la salle d'accouchement était entièrement refaite. D'une petite salle d'accouchement Je ne me souviens plus, je crois qu'on avait 6 salles d'accouchement, on est passé à 15. Et toute la structure a été refaite, tout le plateau technique a été repensé pour accueillir l'Hôtel-Dieu. Et depuis c'est devenu ce que c'est actuellement, c'est-à-dire une plus grosse équipe. Alors, dans le projet de la nouvelle maternité, tel qu'elle a été conçue en 2009, lorsque vous êtes en travail et que vous venez accoucher, vous n'êtes pas prise en charge au sein d'un truc immense. En fait, ça a été sectorisé. Donc, vous avez votre sage-femme qui a un certain nombre de salles sous sa responsabilité, avec l'auxiliaire de puériculture qui bosse en binôme avec elle. Donc, vous n'êtes pas noyée dans ce plateau technique de 1000 mètres carrés. Vous êtes prise en charge par une petite équipe, un binôme. Et je pense que les femmes le disent régulièrement, on a l'impression d'être toutes seules. Quand vous êtes dans votre salle d'accouchement, on s'occupe de vous. Globalement, les femmes se sentent dans un cocon. C'est assez prétentieux de dire qu'on arrive à toutes les mettre dans un cocon. Mais elles se sentent quand même prises individuellement en charge.

Personne interviewée 3
Ici, j'ai découvert, pour les petits, en dessous de 5 ans, pour pas d'anesthésie, je faisais des interventions sous hypnose. Et donc, on m'avait demandé, êtes-vous d'accord ? Alors, j'avais demandé à la maman. Est-ce que vos petits enfants lisent des histoires ? Oui, je leur en lis. Et donc tout un truc autour des chevaliers et tout. Ce qu'il y a, c'est que c'est rassurant, parce que justement, pour un enfant qui est là, qui regarde autour, il dit, ben c'est là qu'il y a... Et c'était là surtout qu'il y avait la bonne boulangerie.

Personne interviewée 4
Quand vous arrivez à l'hôpital Sud, vous pouvez avoir des gens avec des perfusions. Mais ce sera que des perfusions ou des femmes enceintes. Les femmes enceintes, ça représente la vie. Alors qu'à Pontchaillou, quand vous arrivez à Pontchaillou, souvent dans le Grand hall, vous avez des gens en fauteuil roulant, avec une jambe en moins, ou les pieds dans le plâtre, ou un grand bandage au niveau de la tête. C'est ça qu'on a quand on arrive à Pontchaillou. Et donc, c'est pas la même chose. Je suis désolée, mais tout de suite, on se dit « Ouh ! » Ici, c'est très très grave. Alors qu'à l'hôpital Sud, une perfusion, ça choque moins les gens. Et puis les femmes enceintes, elles contrebalancent la perfusion.

Personne interviewée 5
Alors la mixité avec la maternité et la pédiatrie induit quelque chose de différent, ça c'est sûr. Il y avait la culture de l'hôpital Sud et la culture de Pontchaillou. Et ça s'est corroboré après, bien plus quand j'étais de jour. Parce qu'il y avait une connivence entre les services, entre les cadres aussi. On se retrouvait au café, tatata, on pouvait échanger sur nos pratiques.

Personne interviewée 4
Quand je suis arrivée, il n'y avait pas de distinction que ce soit des cadres de pédiatrie, des cadres sage-femme ou des cadres nous. On déjeunait vraiment tous ensemble et c'était intéressant parce que du coup on partageait un peu nos façons de faire et nos façons de voir. C'était beaucoup plus apaisé d'une part. Le fait que ce soit un monobloc, c'est quand même beaucoup plus pratique pour se retrouver., pour discuter, t'as un problème, hop je descends, tu sais pas faire ça, hop je monte, voilà c'est très pratique. Ça générait aussi un lien qui pouvait se fédérer pour râler entre guillemets beaucoup plus.

Personne interviewée 6
Ils accueillaient énormément de publics divers et j'ai trouvé ça super agréable.

Personne interviewée 5
Il y a longtemps de ça, un patriarche rom, des gens du voyage, quoi, qui est décédé, et puis c'est très particulier, c'est une famille hyper traditionnelle. Ils ont investi le hall de l'hôpital Sud pendant une bonne dizaine de jours. Ils ont respecté le fait d'avoir eu une seule visite dans la chambre à chaque fois. Mais ils étaient, je ne sais pas, il y a eu un moment donné, il y a eu 60 ou 70 personnes dans le hall qui restaient. Alors il fallait gérer ça, avec des agents de sécurité. Il n'y a pas eu un pet, c'était nickel. Je me rappelle même qu'il y avait des jeunes, des gamins qui avaient dû aller au premier étage, au self, qui n'avaient rien à faire au premier étage, c'est que pour les soignants. Et c'était entendu avec les agents de sécurité qu'ils n'intervenaient pas. Et puis, pas longtemps après, je me rappelle une famille d'Anglais. Il y avait un enfant hospitalisé, il y avait deux familles d'Anglais qui sont restées une nuit. Que deux familles, ils ont foutu un souk.

Personne interviewée 4
Après, l'hôpital Sud, il faut être honnête, il y a une connotation aussi que beaucoup de femmes qui viennent sont d'origine musulmane. Et donc, il y avait de plus en plus quand-même la présence des femmes, si c'était que voilées, voilà, ça c'était moins impactant, je pense, mais complètement recouverte. Et ça, c'est vrai que c'était quelque chose qui devenait...

Personne interviewée 5
Ça générait des discussions, des ressentis.

Personne interviewée 4
Des ressentis avec quelquefois des difficultés, je pense, au niveau des sages femmes dans les chambres. De compréhension.

Arnaud Wassmer
Comment vivait cet hôpital avec son quartier du Blosne à Rennes ? C'est l'objet d'un autre épisode que vous pouvez découvrir dans cette série de podcasts sur la mémoire de l'hôpital Sud à Rennes. Une série réalisée par Arnaud Wassmer pour Rennes Métropole.

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"Épisode 3 : L’hôpital et son quartier"

Retranscription de l'épisode 3 de la série de podcasts « Mémoire de l’Hôpital Sud »

Personne interviewée 1
J'ai eu une fausse alerte, donc on a beaucoup tourné avec mon mari dans ce quartier. Et ça m'a aussi permis de découvrir les nouveaux aménagements, la nouvelle pharmacie. Je suis assez attachée, il se passe plein de choses dans ce quartier. Du coup, j'ai pu voir les projets aussi.

Arnaud Wassmer
Quelle relation entre l'hôpital Sud et le quartier du Blosne à Rennes ? Bienvenue dans ce troisième épisode des podcasts sur la mémoire de ce site hospitalier dans la métropole rennaise. Celles et ceux qui y ont travaillé, qui y sont venus pour toutes sortes de raisons, ou qui résidaient dans son voisinage du quartier du Blosne, le racontent.

Personne interviewée 2
Je pense que c'est un hôpital qui vit aussi le quartier, et c'est pas juste posé là parce que la proximité elle est très très bien, elle est à côté du métro. Pour y avoir accès, c'est parfait. Je pense que si ça déménage, ça manquera quand-même aux gens du quartier. On connaît quand même le quartier du Blosne, donc il y a pas mal souvent de violences. Et il n'y a pas longtemps, il a été créé un pôle, la Maison des femmes. Et je pense que l'accessibilité à cette maison-là, je pense que ça aide beaucoup. aux personnes du quartier, je pense.

Personne interviewée 3
C'était plus pratique pour nous, habitant à côté. Puis c'est une affaire aussi qu'on aimait bien à l'hôpital Sud, déjà pour les radios, pour ci, pour là, enfin bon, bref, c'était vraiment très... C'est vrai que j'aimais bien l'hôpital Sud, parce que moi, ça ne fait pas très longtemps. Ça fait quand même plus de 20 ans que je suis ici. Et donc, je préférais l'hôpital Sud, alors que pour Pontchaillou, j'aime bien aussi. Vraiment. C'est moins grand, je crois, que Pontchaillou, je crois. Ça m'embête, quoi. Vous allez dire autre chose.

Personne interviewée 4
J'ai repris des articles. 4 000 naissances par an. C'est pas rien. Il y a aussi un lieu d'accueil des familles. Il y a aussi un lieu d'expérimentation. J'ai relu des articles sur des choses, par exemple, à un moment donné, je ne sais plus quelle est l'association à l'intérieur de l'hôpital, mais qui avait acheté des petites Ferrari pour enfants. Et c'était une expérience exceptionnelle en France. Et où les enfants malades, puisque souvent c'est des enfants cancéreux qui sont là, avaient des moments de bonheur avec leur jeu. Toute la question c'était, il faut faire attention à l'intérieur, pas d'accident, etc. Mais néanmoins, on donnait là la possibilité de rêver pour des enfants qui étaient en difficulté de survie. Il y avait tout ça, il y avait tout ce que les nounours, qui étaient donnés aux enfants, etc. Et quand on tourne autour, comme je l'ai fait beaucoup, on s'amusait quelquefois avec mon épouse à regarder les numéros minéralogiques. Et on était étonnés de voir d'où venaient les bagnoles. C'est-à-dire que ça allait pratiquement jusque dans le centre de la France. C'est pas possible.

Personne interviewée 5
Je crois que les gens ont acté que ça ne serait plus un lieu de santé. Mais qu'est-ce qu'on va en faire, du logement ? On se demande en fait, on se demande et ça fait un moment que la Ville en parle, mais une question des gens du quartier, qu'est-ce qu'on va en faire ?

Personne interviewée 4
L'hôpital n'est pas que sur le quartier. Effectivement, il ne devrait plus être uniquement tourné sur le quartier, il doit être ouvert sur la métropole, et en particulier sur le sud. Et donc là, il y a aussi des perspectives sur lesquelles il y a à réfléchir, et en particulier, parce que c'est quand-même une des questions qui reste pendant, c'est l'amaincissement progressif, j'ai parlé de string un jour, de la ceinture verte qui devient très petite, et je trouve que là, il y a un endroit possible où il faut renaturer. là, il y a toute une perspective, il y a la question toujours d'en renaturer, il y a l'eau puisque effectivement derrière il y a quand même une petite rivière. Tout le monde dit c'est une rivière, c'est un petit ruisseau, un ruisselet, mais il y a un peu d'eau et donc je pense qu'il y a des coutures à faire et à penser aussi avec la périphérie

Personne interviewée 6
Je serais très curieuse de voir ce qu'on va en faire parce que j'ai vu qu'il y avait un projet par des ingénieurs, par des écologues. Je ne sais pas quel projet sera choisi. Mais il faut que ça devienne quelque chose, effectivement, parce qu'on ne peut pas laisser ce bâtiment disparaître parce qu'il fait partie du paysage du quartier. Donc, effectivement, il a besoin de renaître et de retrouver une activité qui va justifier du dynamisme de cette partie du quartier, qui va entraîner un dynamisme dans ce quartier parce que si la boulangerie disparaît, que l'hôpital disparaît, les gens n'ont plus de raison, au-delà de la station métro Le Blosne, d'aller vers le sud. Et ça sera comme un cul-de-sac. Non, il faut qu'il y ait quelque chose qui amène les gens dans cette direction. Une boulangerie sur six étages ? Non, un lieu de vie, quelque chose de dynamique, de frais, de moderne.

Personne interviewée 7
Ça ressemble à un centre commercial, peut-être. Moi, je ne viens pas beaucoup ici quand ce n'est pas pour l'hôpital. Mais je n'ai pas l'impression que... quand on le voit de face, on n'a pas l'impression que c'est forcément un hôpital qui se fond assez bien dans la masse. Moi, les hôpitaux où je suis allé, c'était plutôt des grands immeubles avec beaucoup de voies pour les ambulances et tout. Et là, on dirait juste une espèce de grand centre.

Personne interviewée 8
Moi, pas du tout un centre commercial, mais je verrais bien un tiers-lieu, avec plein de projets différents, culturels, artistiques, sociaux, éducatifs, pédagogiques. Ce serait super pour le quartier aussi.

Arnaud Wassmer
Mais ça, ce sera pour une autre histoire, issue des conversations que vont avoir les habitants de la métropole sur le devenir du site de l'hôpital Sud. Merci à toutes les participantes et tous les participants qui ont bien voulu témoigner à ce micro. Dans l'hôpital, dans le quartier, dans la métropole, c'était un podcast réalisé par Arnaud Wassmer pour Rennes Métropole.

Droits réservés : © Arnaud Loubry, Rennes Ville et Métropole

Aujourd’hui, 3 800 accouchements y ont lieu chaque année. L’hôpital compte 376 lits, et 94 places pour l’ambulatoire, les examens et des consultations.

Depuis quelques années, on réfléchit au devenir du site. En effet, l’hôpital Sud fermera définitivement ses portes en 2029. La maternité et les urgences pédiatriques seront transférées vers le nouveau Centre hospitalier universitaire (CHU) de Pontchaillou.

Le CHU de Rennes veut moderniser et regrouper, à horizon 2029, l’ensemble des activités de médecine, de chirurgie et d’obstétrique sur le site unique de Pontchaillou. Parmi ses objectifs : offrir aux habitants de Rennes et de la métropole un accès facilité aux soins, à un plateau technique de pointe et aux compétences hyper spécialisées de l’établissement.
Au sein de ce projet, à Pontchaillou, la construction du Pôle femme-mère-enfant a démarré début 2025. Le bâtiment de huit étages s’élèvera entre le bâtiment principal et la passerelle piétonne qui enjambe la voie ferrée. Il sera relié au nouveau Centre chirurgical et interventionnel, inauguré en 2025, et au Centre urgences réanimations.
Les services de maternité et d’urgence pédiatrique de l’hôpital Sud seront transférés dans ce nouvel bâtiment du pôle femme-mère-enfant.

Chiffres clés

L'hôpital Sud aujourd'hui

  • 376 lits
  • 94 places (ambulatoire, examens, consultations)
  • 3800 accouchements chaque année
  • 340000kmparcourus par an entre Pontchaillou et l'hôpital Sud

L'hôpital Sud demain

Que va devenir demain le site de l’hôpital Sud ? Face à ce vaste sujet, Rennes Métropole a lancé plusieurs démarches dont un travail de collecte de la mémoire de l’hôpital Sud.
Pour imaginer le site demain, la première étape de la Métropole est une phase exploratoire. L’idée est de faire émerger de grands axes de réflexions et d’amorcer des pistes de projets innovants.

La Métropole souhaite acquérir le terrain de 6,7 hectares, dans une optique de recyclage urbain pour le bâtiment typique de l’architecture hospitalière des années 1970 et qui fait partie du quartier du Blosne. Le recyclage urbain signifie que les bâtiments sont réparés et rénovés pour un projet, encore à imaginer.
La Métropole entend aussi, dans son projet à venir, renaturer une partie du site, bordé par la rocade et marqué par la canalisation du ruisseau qui a donné son nom au quartier, le Blosne.

Dans le cadre de la phase exploratoire, des étudiants et jeunes architectes ont imaginé l’avenir du site. Les travaux des jeunes architectes, étudiants urbanistes, écologues et futurs ingénieurs ont déjà donné lieu en 2025 à une exposition Explorons le futur du site de l’hôpital Sud.


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