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Essylt Even : « L’histoire de la Redadeg fait partie de moi »

Essylt Even : « L’histoire de la Redadeg fait partie de moi »

Tous les deux ans depuis 2008, la Redadeg met la langue bretonne sur le devant de la scène. Cette course d’une semaine et longue de 2226 kilomètres reversa l’argent de chaque kilomètre acheté par des particuliers et des entreprises à des projets préalablement choisis. Le jeudi 14 mai 2026, elle traversera le centre-ville de Rennes. Essylt Even, ingénieure environnementale de 26 ans, fera partie de l'équipe bénévole du Pays de Rennes, sur le terrain.

Vous souvenez-vous de votre première participation à la Redadeg ?

Oui, c'était en 2008. La première édition. J'avais 8 ans. Je me souviens qu'il y avait des panneaux en ville pour afficher les noms des gens qui couraient les kilomètres. Ma mère avait fabriqué des panneaux en plastique. J'avais aussi appris la chanson à l'école. J'étais engagée dès le début.

Avez-vous l'habitude d'y aller depuis ?

Je cours quelques kilomètres à chaque édition, ou presque. Il y a quatre ans, j'étais dans l'équipe locale du Pays de Trégor. Attacher les choses, récupérer des autocollants et être dans le véhicule-accompagnateur pour suivre la course, c'est ce que je faisais. C'était magnifique d'entendre les enfants crier, chanter. Ensuite il m'a été plus difficile de participer pendant mes études. Cette année, je fais partie de l'équipe du Pays de Rennes pour le relais. Je serai aussi dans l'équipe centrale, sur la route toute la semaine, en vélo, en voiture-accompagnatrice ou à pied, en courant.

La Redadeg vous motive ?

L'histoire de la Redadeg fait partie de moi. Pour défendre la langue et aussi l'histoire de ma famille. Mon père était secrétaire général de la Redadeg. C'est ce qui donne le plus de sens à ma vie. Même si mon travail me plaît, ce n'est pas suffisant. Comme si je devais faire ma part pour le breton. On s'était moqué de mes grands-parents bretonnants à l'école à Lannion et ils n'ont pas transmis la langue. C'était logique pour mes parents de mettre leurs enfants à Diwan. Une façon de répondre à ce qui avait été fait. Mes grands-parents voient que les choses ont avancé. Nous pouvons désormais parler et tout faire jusqu'au baccalauréat.

Propos recueillis par Manon Deniau


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