Centre-ville de Rennes : une fréquentation en hausse continue
D'après une enquête commandée par la Ville de Rennes, le centre-ville retrouve des taux de fréquentation élevés avec 5,9 millions de visiteurs uniques en 2025, autant des habitants de la métropole que d'autres villes du département.
Le centre-ville de Rennes a accueilli 5,9 millions de visiteurs uniques en 2025, dont les deux tiers viennent au moins trois fois par an. La dynamique est installée : après un bond de 13 % en 2024, la fréquentation s’est maintenue à un niveau élevé en 2025, avec des pointes à des niveaux record en décembre (323 000 passages par jour). Elle est restée stable en 2026.
Une attractivité qui dépasse la métropole
Ce sont les premiers enseignements de l’enquête commandée par la Ville de Rennes à l’organisme indépendant MyTraffic, dont la méthode de calcul, qui s’appuie sur des données GPS anonymisées, exclut tous les véhicules, y compris les vélos, pour ne comptabiliser que les flux piétons.
On apprend que 94 % des Rennais ont fréquenté le centre-ville en 2025. Plus des deux-tiers des visiteurs proviennent de Rennes Métropole, avec une zone de chalandise qui s'étend largement au-delà : 56 % de taux de pénétration à Liffré, 34 % à Vitré, 23 % à Fougères, 22 % à Dinard et 21 % à Saint-Malo (pourcentage de la population qui est venue au moins une fois dans le centre de Rennes sur un an).
L’effet de la ligne b
La fermeture du parking Vilaine, en septembre 2025, n’a pas entraîné de baisse de fréquentation. Les flux globaux sont restés dans leur marge habituelle de variation, tandis que sur les axes marchands voisins, ils progressent depuis janvier 2026 : + 2 % rue de Rohan et + 4 % rue Le Bastard, par rapport à la même période en 2025.
À noter l’effet spectaculaire de l’ouverture de la ligne b du métro, avec un doublement des flux aux abords immédiats des stations, notamment sur les places rénovées (Saint-Germain, Sainte-Anne, Puits-Mauger). Même constat sur la rue Châteaurenault (+ 13 %) et sur la Place du Champ-Jacquet (+ 21 % en 2025 par rapport à 2023), toutes les deux libérées des bus et entièrement requalifiées.
Ces tendances n’effacent pas les fragilités du commerce, ni la sensibilité de la fréquentation aux aléas économiques et climatiques. Les épisodes de canicule de l’été 2026 et les tensions internationales autour du détroit d’Ormuz ont ainsi pesé sur les flux.
Elles dessinent néanmoins un constat : le centre-ville conserve une forte attractivité, qui dépasse largement les limites métropolitaines, en retrouvant progressivement ses niveaux de fréquentation records d’avant la crise sanitaire.
