
Zone à trafic limité : son efficacité pour améliorer la qualité de l’air attestée par Airparif
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Cette zone à trafic limité appliquée dans Paris Centre, ainsi que les aménagements réalisés porte Maillot, ont permis une nette diminution de la concentration de dioxyde d’azote. De quoi améliorer la qualité de l’air pour les habitants.
Les politiques publiques ont un impact conséquent et quantifiable sur les polluants respirés par la population parisienne. C’est ce que souligne Airparif (l’organisme français agréé par le ministère de l’Environnement pour la surveillance de la qualité de l’air en région Île-de-France) tout en rappelant qu’à Paris, la concentration en dioxyde d’azote (NO2) a diminué de 50 % entre 2005 et 2025, et celle en particules (PM10 et PM2.5) de 60 % sur la même période.
La dernière étude d’Airparif, publiée ce vendredi 25 septembre, s’est notamment intéressée à l’impact de la mise en place d’une zone à trafic limité. Instaurée depuis novembre 2024 dans Paris Centre, elle interdit aux véhicules de la traverser sans s’y arrêter, sauf motif valable. Cette restriction du trafic de transit a conduit à une baisse du trafic routier de 18 % dans la ZTL entre 2023 et 2025.
Plus largement, l’étude pointe une baisse du trafic routier dans l’ensemble des zones analysées : de l’ordre de 12 % à 10 % dans le reste de Paris intramuros.
Moins de trafic routier, plus de qualité de l’air
Cette baisse du volume de trafic s’est accompagnée d’une réduction moyenne d’environ 1 microgramme par mètre cube d’air (µg/m3) des concentrations de dioxyde d’azote sur l’ensemble de la capitale, détaille l’observatoire de la qualité de l’air en Île-de-France. Selon ce dernier, cette diminution_« est liée à la fois à la ZTL et aux aménagements locaux mis en place par la Ville de Paris entre 2023 et 2025 »_.
Autre exemple étudié par Airparif : le réaménagement de la porte Maillot (17e). Avec un volume de trafic en diminution de 29 % par rapport à la situation avant travaux, l’enquêtemet en avant « une baisse sensible des concentrations de NO2 sur l’ensemble du domaine, en particulier sur la place de la porte Maillot et l’avenue de la Grande-Armée (-15 % à -30 %) ainsi que sur le boulevard périphérique (environ -15 %) ».
Pas d’effet de report
Les améliorations constatées sont particulièrement importantes sur les axes directement concernés par la réduction du trafic (dans le cas de la ZTL, le boulevard Morland, où les niveaux de NO2 ont diminué de 2 μg/m³ à 5 μg/m³, est un bon exemple). Certains observateurs pouvaient craindre un effet de report, c’est-à-dire qu’une baisse à un endroit se répercute par une hausse à un autre. Or, comme le détaille Airparif, si certains axes ont effectivement connu une croissance de la circulation (boulevards Poissonnière, Saint-Germain et Bonne-Nouvelle), aucune dégradation de la qualité de l’air n’y a été relevée.
Pourquoi ? Parce que ces effets de report sont compensés par l’effet global de la ZTL et des autres politiques publiques déployées pour réduire les émissions liées au trafic routier.
- Consulter le rapport technique détaillé sur l’étude portant sur la ZTL www.airparif.fr
- Consulter le rapport technique détaillé sur l’étude portant sur la porte Maillot www.airparif.fr
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