
Dans les pas de Charles de Gaulle à Paris
Sommaire
- Sur les traces du tournage d’une fresque historique
- Une place à sa mémoire
- Un historial au musée de l’Armée
- Des archives au musée de la Libération de Paris
- Une statue sur la place Clémenceau
- Les lieux où il a vécu, ceux où il a exercé
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Alors que le diptyque « La Bataille de Gaulle » remporte un franc succès au cinéma, partons sur les traces du général dans la capitale à l’occasion des commémorations de la libération de Paris, du 23 au 25 août.
Le 25 août 1944, la Ville Lumière se défait des chaînes de l’occupant allemand, et le général de Gaulle proclame sa célèbre phrase depuis le parvis de l’Hôtel de Ville (Paris Centre) : « Paris outragé, Paris brisé, Paris martyrisé, mais Paris libéré ! » C’est ici que peut commencer notre balade sur les lieux de la capitale ayant marqué sa vie.
Sur les traces du tournage d’une fresque historique
C’est durant l’été 2023 qu’Antonin Baudry a commencé le tournage des premières séquences parisiennes de son diptyque La Bataille de Gaulle (encore en salles, courez-y !). Quelle surprise pour les riverains de la rue Saint-Jacques (5e) ou de la place Denfert-Rochereau (14e) de voir passer chars et militaires en uniforme devant leurs fenêtres… même si les plus gros véhicules ont été ajoutés numériquement en postproduction !
Le tournage est aussi passé par le parvis de la gare de l’Est (10e) et celui du Panthéon (5e) ainsi qu’à la Monnaie de Paris (6e) et aux environs de la station de métro Hôtel de Ville (Paris Centre)… sans oublier la place Charles-de-Gaulle, où trône l’Arc de Triomphe.
Tournage des films « La Bataille de Gaulle », rue Saint-Jacques (5e), en juillet-août 2023.
Crédit photo : Mission Cinéma de la Ville de Paris
Au cœur du tournage évoquant Paris en 1944 : mobilier urbain et signalétiques ont été adaptés.
Crédit photo : Mission Cinéma de la Ville de Paris
Simon Abkarian interprète Charles de Gaulle dans le diptyque d’Antonin Baudry.
Crédit photo : Pathé Films - TF1 Films production - Belvédère - Auvergne-Rhône-Alpes Cinéma
Une place à sa mémoire
Cette place, justement, ne portait pas encore le nom du héros national en 1944. De 1836 à 1970, elle s’appelait place de l’Étoile, en référence à la disposition des douze avenues convergeant autour de l’Arc de Triomphe. C’est ici que s’est déroulé l’un des moments les plus forts de la libération de Paris : le 26 août 1944, le général de Gaulle descend les Champs-Élysées (8e) à la tête du cortège de la France libérée et se rend notamment à l’Arc de Triomphe.
À titre d’hommage national, quelques jours après son décès survenu le 13 novembre 1970, le Conseil de Paris rebaptise cette place circulaire.
Les généraux de Gaulle et Kœnig au pied de l’Arc de Triomphe, le 26 août 1944.
Crédit photo : Roger-Viollet / Roger-Viollet
L’Arc de Triomphe sur la place Charles-de-Gaulle, vue du ciel.
Crédit photo : Ville de Paris
Le général de Gaulle à l’Arc de Triomphe, le 26 août 1944, avant de descendre l’avenue des Champs-Élysées (8e) à pied afin de se rendre à la cathédrale Notre-Dame (Paris Centre).
Crédit photo : Agence Presse Libération F.F.I. / Musée de la Libération de Paris - musée du Général Leclerc - musée Jean Moulin
Un historial au musée de l’Armée
Rendez-vous aux Invalides pour visiter le musée de l’Armée (7e) qui retrace l’histoire militaire de la France, du Moyen Âge à nos jours. Charles de Gaulle est l’un des personnages repères de la partie consacrée à la Seconde Guerre mondiale. On y trouve d’une part des informations contextuelles sur son rôle pendant le conflit et d’autre part des objets qui lui ont appartenu : sa sacoche, son sous-main, son uniforme de saint-cyrien…
Au sein du musée, un historial entièrement consacré à l’homme d’État est malheureusement fermé pour travaux jusqu’à mi-septembre 2026. À noter cependant : du 21 novembre 2026 au 20 juin 2027, l’exposition « De Gaulle avant de Gaulle » permettra de mieux connaître le général en revenant sur les années décisives qui ont façonné sa personnalité, sa pensée et ses convictions.
L’Historial Charles-de-Gaulle, au sein du musée de l’Armée (7e).
Crédit photo : Pascal Segrette
L’appel du 18 Juin est présenté dans les salles 1939-1945 du musée de l’Armée (7e).
Crédit photo : Pascal Segrette
Le cartable en cuir utilisé par le général de Gaulle au sein du secrétariat général du Conseil supérieur de la défense nationale, de 1931 à 1937.
Crédit photo : Musée de l'Armée
Des archives au musée de la Libération de Paris
Est-ce un hasard si la fréquentation du parcours permanent du musée de la Libération de Paris - musée du général Leclerc - musée Jean-Moulin (14e) a doublé cette année ? Le succès des deux parties de La Bataille de Gaulle, mais aussi l’excellente exposition consacrée au photographe de guerre Robert Capa, ont certainement poussé le grand public à en savoir davantage sur cette période historique.
Le musée, essentiellement articulé autour des rôles de Jean Moulin et de Philippe Leclerc de Hauteclocque durant la Seconde Guerre mondiale, propose aussi de nombreuses photographies et documents liés à Charles de Gaulle. Dans la salle consacrée à la libération de Paris défilent les (vraies !) images du général descendant les Champs-Élysées le 26 août 1944 devant une foule immense.
En 2025, le musée a présenté « De Gaulle et la Libération de Paris » autour d’une lettre exceptionnelle écrite par l’Homme du 18 juin à son épouse Yvonne le lendemain de la Libération, le 27 août 1944.
Au musée de la Libération de Paris (14e), on peut pénétrer dans un abri de défense passive utilisé comme poste de commandement par le colonel Rol-Tanguy.
Crédit photo : Jean-Baptiste Gurliat / Ville de Paris
Parmi les 300 documents originaux, photographies, vidéos d’archives qui évoquent la Résistance, les combats, la répression, la clandestinité et la liberté retrouvée, un grand nombre portent sur le général de Gaulle.
Crédit photo : Jean-Baptiste Gurliat/Mairie de Paris
Le musée de la Libération de Paris (14e) porte les voix et les récits de ceux qui ont résisté.
Crédit photo : Jean-Baptiste Gurliat / Ville de Paris
Une statue sur la place Clémenceau
Le 9 novembre 2000, trente ans jour pour jour après la mort de Charles de Gaulle, était inaugurée en bas des Champs-Élysées (8e) une statue en bronze de 4 mètres de haut (à peine plus grand que son modèle, qui mesurait 1,93 m !) reposant sur un imposant piédestal. En montrant le général en mouvement, les bras écartés, le sculpteur Jean Cardot répondait alors parfaitement à la commande demandant de traduire « l’élan que portait le général de Gaulle descendant les Champs-Élysées » le 26 août 1944 et « le sentiment de plénitude et de joie qui l’habitait ».
Le corps en marche, le bras droit et la main ouverte, les plis de son uniforme… participent à la sensation de mouvement. Une statue à admirer devant le Grand Palais (8e).
Crédit photo : Sophie Robichon / Ville de Paris
Les lieux où il a vécu, ceux où il a exercé
On ne peut pas terminer une balade sur les pas du général de Gaulle sans passer devant le 110, boulevard Raspail (6 e ), où il a habité (une plaque commémorative en témoigne). Admirons ensuite l’Hôtel de Brienne, au 14, rue Saint-Dominique (7 e ) : le chef de la France libre y a travaillé dans le cadre de ses fonctions gouvernementales et militaires, notamment comme sous-secrétaire d’État à la Guerre en juin 1940, puis à la Libération, quand il a dirigé le Gouvernement provisoire de la République française (GPRF), de 1944 à 1946. Quelques pas plus loin, la balade se termine au 5, rue de Solférino (7e), aujourd’hui siège de la Fondation Charles de Gaulle, où se trouvait le bureau politique de celui qui présidait alors le Rassemblement du peuple français (RPF), de 1947 à 1953.
Le bureau de de Gaulle à l'Hôtel de Brienne
Crédit photo : DICoD
L'Hôtel de Brienne 14 rue Saint-Dominique (7e) abrite actuellement les bureaux du ministre des Armées.
Crédit photo : DICoD
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