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Spartacus : l’épopée prend vie aux arènes de Nîmes

Spartacus : l’épopée prend vie aux arènes de Nîmes

Après “La Colère des Barbares” et “Romulus, la naissance de Rome”, le public découvrira du 24 au 26 avril le spectacle “Spartacus, l’esclave qui défia Rome”. Déjà représenté à Nîmes en 2018, ce héros mythique de l’Antiquité romaine revient dans une nouvelle création. Originaire de Thrace, Spartacus passe de l’esclavage et des arènes à la tête d’une immense révolte contre la République romaine entre 73 et 71 av. J.-C. Pendant près de deux ans, il a tenu tête à Rome avec une armée d’esclaves avant de connaître une fin tragique.

En savoir plus

24 avril à 17h30, 25 et 26 avril à 15h30. Tarifs : de 5 € à 67 €.
Pour prendre vos places, cliquez ici.

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500 reconstitueurs

“Le spectacle invite le public à plonger dans l’histoire de Spartacus de sa révolte de gladiateur jusqu’à la constitution de son armée, explique Souhel Melaouhia, directrice du site des arènes de Nîmes chez Edeis, qui organise les Journées romaines avec la Ville, lors de la conférence de presse de l'événement. Chaque scène raconte une aventure qui a bouleversé Rome. C’est un spectacle historique, mais aussi profondément humain. »

Plus de 500 reconstitueurs (lire portraits ci-dessous), cavaliers et cascadeurs donneront vie à cette fresque, accompagnés d’animaux et de décors spectaculaires.

“Transmettre l'histoire”

Pour garantir la vérité historique, les organisateurs se sont entourés de Giovanni Brizzi, historien italien de renom et professeur émérite à l’université de Bologne, spécialiste de la République romaine. “Spartacus est bien plus qu’un esclave, il devient le dernier grand chef militaire d’une Italie encore exclue de la citoyenneté romaine, explique-t-il. J’ai accepté de participer à ce projet car il cherche à transmettre l’histoire de manière sérieuse et accessible.”

Grâce à ce mélange de rigueur historique et de mise en scène immersive, Spartacus s’annonce comme l’un des moments forts de ces Journées romaines.

Ils seront en piste

Cascadeur devenu Spartacus, étudiante infirmière dans la peau de l’épouse du gladiateur ou ancien militaire passionné d’Histoire : portraits de ces reconstitueurs qui feront vivre le spectacle dans l’arène.

Kevin Cotte, l’insurgé Spartacus

À 36 ans, Kevin Cotte incarne le rôle principal de la nouvelle édition des Journées romaines, Spartacus. Originaire de Tournon-sur-Rhône, en Ardèche, ce cascadeur, comédien et maître d’armes a séduit les organisateurs de l’événement nîmois, auquel il participe pour la première fois. Installé à Paris, Kevin a longtemps fait ses premières expériences au Puy du Fou. “J’y étais gladiateur, un rôle très physique qui mêlait cascade, théâtre, escrime et équitation. Mais j’ai incarné aussi François Ier ou Lancelot.”

Formé à l’origine à la danse, il développe rapidement un goût pour le jeu et les combats chorégraphiés. Il participe même aux championnats de France d’escrime artistique en 2020, remportant une médaille d’or. Pour préparer le rôle, Kevin s’est entraîné intensément. “Le spectacle dure une heure trente, avec du texte, des combats et des cascades. Il faut être prêt physiquement.”

Marleen Franzil, femme de Spartacus

À 36 ans, Marleen Franzil s’apprête à vivre une expérience hors du commun. Cette Bretonne, installée à Nîmes depuis octobre 2024, participera pour la première fois aux Journées romaines. Étudiante infirmière anesthésiste et grande passionnée de course à pied, elle incarnera dans le grand spectacle des arènes… la femme de Spartacus (dont on ne connaît pas le nom).

“L’an dernier, j’ai assisté aux Journées romaines. J’ai été totalement emballée, j’en ai pris plein les yeux. Je me suis dit que ça devait être fou de participer à un truc comme ça.” Quand un appel à bénévoles est lancé pour les spectacles nocturnes d’été dans les arènes, elle tente sa chance. Pari réussi, elle est retenue… comme gladiatrice. Cette année, elle revient avec un rôle central. "Derrière chaque grand homme, il y a souvent une femme. Dans l’histoire de Spartacus aussi, j’aime imaginer cette présence. Il y a un côté presque féministe qui me plaît."

Robert Dupoux, de gladiateur à empereur

À 78 ans, Robert Dupoux reste l’une des figures des Journées romaines de Nîmes. Ancien militaire de carrière installé à Codolet, dans le Gard, il est le président de l’association Les Mercenaires du temps, une troupe de passionnés de reconstitution historique.

Pendant 13 ans, il a incarné l’empereur Hadrien, figure centrale du spectacle. Sa passion pour les gladiateurs naît à la retraite et l’emmène parfois là où il ne l’attendait pas ; en 2002, Canal+ le choisit pour incarner un gladiateur dans une publicité annonçant la diffusion du film Gladiator de Ridley Scott. "Notre asso a contribué, depuis sa création, aux Journées romaines. Nos membres ont été mis en valeur par des figurations marquantes comme les Impératrices Plotine et Sabine ainsi que de nombreux sénateurs, des dames en loge impériale et des combattants multiples !’

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