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Journées de l’architecture : le Clos d’Orville est à l’honneur à Nîmes

Journées de l’architecture : le Clos d’Orville est à l’honneur à Nîmes

Patrimoine
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Le Clos d’Orville participe pleinement à l’histoire de Nîmes et à sa diversité architecturale et urbaine. Le 60e anniversaire de la tour à quatre branches, immeuble d’habitation emblématique du quartier, construit entre 1959 et 1966, constitue le point de départ d’une programmation originale et entièrement gratuite, placée sous la thématique “Réhabiliter : bâtir l’avenir”.

Coup de projecteur !

Le vendredi 16 et le samedi 17 octobre, à la tombée de la nuit, les 14 étages de la tour à quatre branches, imaginée par l’architecte Georges Candilis, changent de visage. Ses façades deviennent l’écran d’un récit collectif, fait de dessins, de couleurs et de regards d’enfants. Les élèves de l’école Léo-Rousson ont observé leur quartier, son architecture, ses paysages et la vie qui l’habite, accompagnés par le peintre-plasticien Léonard Salles. Ils en ont fait naître des images, sensibles et singulières, comme autant de fenêtres ouvertes sur leur environnement. Leurs créations prennent une nouvelle dimension le temps de deux nuits : projetées sur la tour, elles dialoguent avec l’architecture et le patrimoine contemporain qui l’entoure.

Vendredi 16 et samedi 17 octobre à 19h30, durée 1h
Projection suivie d’un échange avec l’artiste.
Rendez-vous : parking de la rue Jean XXIII, au pied de la tour.

“C’est une belle opportunité pour les enfants de l’école élémentaire du quartier de poser un nouveau regard sur leur environnement quotidien. Près de 200 élèves ont pu, pour la première fois, participer à des ateliers en lien avec l’architecture et la biodiversité, pour leur permettre de comprendre comment les bâtiments, les rues et les espaces verts façonnent leur vie de tous les jours, tout en les sensibilisant aux grands enjeux de demain comme l’écologie et le bien-vivre ensemble.”

Houria Chaïda Conseillère municipale déléguée à l’Education artistique et culturelle

Ateliers : à vous de jouer !

Pendant tout le week-end, familles et jeunes publics sont invités à expérimenter différentes façons de découvrir l’architecture.

Avec l’atelier Cyanotype, le public découvre une technique photographique inventée en 1842 pour créer des images grâce au soleil (durée 20 min). Dans La Boîte à photo, place au dessin et à la caricature, sur fond d’images du quartier Clos d’Orville (durée 10 min). Le jeu de plateau Tout un nouveau programme !® transforme quant à lui le quartier en véritable terrain de construction : bâtiments, arbres, rues, places et usages deviennent les pièces d’une ville à imaginer (durée 30 min). Les plus petits disposent également de leur espace enfants, avec des activités de manipulation et de dessin pour réinventer la tour à quatre branches… et pourquoi pas tout le quartier ! A partir de 3 ans.

Samedi 17 et dimanche 18 octobre, de 14h à 18h, sans réservation, dans la limite des places disponibles.
École Léo-Rousson, 327, rue Robert Schuman.

Regards sur le quartier : le temps des restitutions

Et si le patrimoine se cachait aussi dans les détails du quotidien ?
La Ville de Nîmes a organisé cet été la première édition du concours photo “Fenêtre sur le quartier”. Les participants étaient invités à porter un regard personnel sur l'architecture, les paysages urbains et les lieux de vie qui composent les quartiers de la ville. Plus d’une soixantaine de photographes, amateurs et professionnels, ont participé à cette première édition. Les prix seront remis le vendredi 16 octobre à 18h30 à Léo-Rousson, avant une exposition présentée au sein de l’école le temps du week-end, puis au CAUE du Gard jusqu’au 31 octobre (29, rue Charlemagne). Les élèves de l’école ont quant à eux participé à des ateliers pédagogiques pour découvrir l’architecture de leur quartier et mettre en évidence la place de la nature et de la biodiversité dans leurs lieux de vie. Venez découvrir leur travail !

Expositions en accès libre samedi 17 et dimanche 18 octobre, de 14h à 18h.
École Léo-Rousson, 327, rue Robert-Schuman.

Echanger avec des architectes

Le week-end des Journées nationales de l’architecture offre plusieurs rendez-vous pour prendre de la hauteur, au propre comme au figuré, au Clos d’Orville.

  • La table ronde “Habiter les grandes hauteurs”, revient sur l’histoire des grands ensembles et sur la pensée de Georges Candilis. Architectes, urbanistes, paysagistes et chercheurs croiseront leurs regards autour d’une question essentielle : quelle place pour les architectures du XXe siècle dans la ville de demain ?
    Samedi 17 octobre à 10h, durée 2h. RDV sur le parvis de l’école.
  • Avec “De(s)tours”, l’urbaniste rigolo Nicolas Mémain propose une promenade décalée dans le Clos d’Orville. Observer, se perdre un peu, écouter les petites histoires et questionner la valeur d’un lieu : une autre façon de découvrir le quartier.
    Samedi 17 et dimanche 18 octobre à 10h, durée 2h. RDV sur le parvis de l’école.
  • Enfin, “Dessiner la lumière”, avec l’architecte Vincent Andrieu, invite petits et grands à transformer les façades de la tour à coups de Stabilo et à révéler, en couleurs fluorescentes, une architecture familière devenue étonnante.
    Samedi 17 et dimanche 18 octobre de 14h à 18h. RDV sur le parvis de l’école.
  • Et parce qu’un quartier se construit aussi autour de moments partagés, le week-end se terminera autour de la table : pique-nique participatif le samedi midi et couscous géant le dimanche, avec les associations Unic et Horizon Avenir. Sur réservation au 04 66 76 71 62, du 12 au 16 octobre, participation de 5€/pers pour le repas du dimanche.
    Rendez-vous dans le jardin du Clos d’Orville, rue Jean XXIII, ou au sein de l’école en cas d’intempéries.

La tour à quatre branches, c’est quoi ?

  • Il s’agit d’un immeuble d’habitation commandé par la Compagnie immobilière pour le logement des fonctionnaires civils et militaires.
  • La tour est construite entre 1959 et 1966 par l’architecte et urbaniste grec Georges Candilis.
  • Elle est haute de 14 étages, avec 4 branches imbriquées autour d’une circulation centrale. Les appartements sont traversants.
  • Un torero orne l’une des façades depuis les années 2010, visible depuis le boulevard Salvador-Allende.

En savoir plus

Tous les détails sur nimesartethistoire.fr

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