Conseil Municipal
Nantes
Où sont passés les hirondelles et les martinets ?
- L’hirondelle des fenêtres construit son nid sous les avant-toits ou dans l’angle des fenêtres. © Alain Fossé
10 rendez-vous dans 10 quartiers de Nantes
Ouvrez l’œil, levez la tête ! Tous les mardis et vendredis du mois de juin de 19h30 à 21h et le 3 juillet, venez participer au comptage des hirondelles et des martinets dans votre quartier, à Nantes.
- Mardi 2 juin – Centre-ville
- Vendredi 5 juin – Île de Nantes
- Mardi 9 juin – Saint-Félix
- Vendredi 12 juin – La Jonelière
- Mardi 16 juin - Saint-Joseph-de-Porterie
- Vendredi 19 juin – Bellevue
- Mardi 23 juin – La Halvèque
- Vendredi 26 juin – Nantes Sud
- Mardi 30 juin – Doulon
- Vendredi 3 juillet – Chantenay
Gratuit, mais places limitées. Pensez à réserver. Lieux de rendez-vous et inscriptions sur cette page.
Des espèces en déclin
Chaque printemps, les hirondelles des fenêtres, les hirondelles rustiques et les martinets noirs reviennent nicher près de chez nous après un long voyage migratoire. Malheureusement, ces espèces messagères des beaux jours se font chaque année plus discrètes. Les comptages de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) montrent une diminution de 23 % des hirondelles de fenêtre, 25% des hirondelles rustiques et 46 % des martinets noirs en France ces vingt dernières années.
- Le martinet noir est repérable à son corps aérodynamique, taillé pour le vol. © Jean-Marie Poncelet
Comment les repérer et les protéger : les réponses à vos questions
Que peut-on faire pour les protéger ?
« Les hirondelles et les martinets sont des oiseaux protégés. Il est interdit de détruire cet animal, son nid, ses œufs, ou tout simplement de le perturber intentionnellement », rappelle Elisabeth Billet, chargée de mission restauration de la biodiversité à la direction Nature & jardins de Nantes Métropole. Les ornithologues conseillent de leur ménager des recoins car l’hirondelle, animal social fidèle en amour et en amitié, aime retrouver son nid d’une année sur l’autre. « Ces espèces viennent nicher sur les façades ou dans les fissures de nos bâtiments et se retrouvent donc souvent impactées par les travaux de rénovation que l’on mène chez soi,précise Elisabeth Billet.Le recensement de leurs nids est essentiel pour mieux les préserver. » Pour mener cet inventaire, la LPO et la Métropole font appel à tous les habitantes et habitants volontaires.
Comment participer à leur inventaire ?
Il suffit de repérer et de signaler les hirondelles ou les martinets (nids sous les toits, groupes d’individus en vol…) autour de chez soi ou lors de ses balades à Nantes. « Les observations ne présentent pas de difficulté car leurs nids sont faciles à reconnaître (lire-ci-dessous) », assure Elisabeth Billet. Les données sont ensuite transmises par le biais d’une application mobile, utilisable directement sur le terrain. Pour vous aider à vous lancer, les bénévoles de la LPO et les agents de la Métropole proposent 10 rendez-vous dans 10 quartiers de Nantes entre le 2 juin et le 3 juillet 2026. Les données récoltées permettront de localiser les colonies et suivre leur évolution afin d’éviter la destruction des nids lors de travaux sur les bâtiments publics, et sensibiliser les particuliers à la cohabitation avec ces espèces protégées.
Pourquoi ces symboles du printemps disparaissent-ils ?
Les raisons du déclin des hirondelles et martinets sont multiples. « Ces oiseaux sont de grands consommateurs d’insectes et l’utilisation d’insecticides diminue leurs ressources alimentaires », explique Elisabeth Billet. Hirondelles et martinets sont également en proie au changement climatique et à la destruction de leurs habitats naturels, notamment les zones humides. « Ces espèces ont trouvé en ville de nouveaux refuges, mais leurs nids sont souvent impactés par l’évolution du bâti et les travaux de rénovation ou d’isolation. » Les architectures modernes, plus lisses et hermétiques, sont peu propices à leur installation. « Ces espèces migratrices passent l’hiver en Afrique et reviennent chez nous pour se reproduire, ce long voyage est plein d’embûches : traversée de la Méditerranée, parcs éoliens...», ajoute-t-elle. Quand elles arrivent dans nos contrées, elles trouvent de plus en plus souvent portes closes, en raison de la destruction de leurs nids, de l’obturation des cavités ou de la disparition des granges et des bâtiments ouverts.
Comment différencier une hirondelle et un martinet ?
Noire bleutée et blanche, avec une queue en V peu prononcée, l’hirondelle des fenêtres vit comme son nom l’indique sous nos fenêtres ! Elle niche principalement à l’extérieur des bâtiments et construit un nid, composé de boue et de paille, collé sous un avant-toit ou dans l’angled’une fenêtre. En forme de coupe, il est presque entièrement refermé. L’hirondelle rustique est plus rurale, elle s’installe dans une grange, un hangar ou un garage, et son nid est plus ouvert. On la reconnaît grâce à ses ailes effilées, sa queue fourchue terminée par deux filets qui forment un grand V, et le rouge au niveau de la gorge. La silhouette du martinet est assez proche, mais son corps, taillé pour le vol, est plus aérodynamique. Il est tout noir, avec une légère zone plus claire sous le « menton ». Son nid est plus difficile à repérer, car le martinet ne perd pas de temps à le construire. Il dépose ses œufs dans une petite cavité ou sous un toit, dans un simple mélange de plumes, de poils et d’herbe.
Que fait la Métropole pour les protéger ?
Là où l’hirondelle fait son nid, il y a urgence à préserver les lieux. Encore faut-il localiser ses sites de prédilection. Cet inventaire participatif y contribuera. Il permettra ensuite à Nantes Métropole et à la Ville de Nantes de mettre en œuvre leur plan d’actions « Bâti Biodiv » destiné à faire des bâtiments publics des supports favorables au vivant dans le cadre de leur politique de reconquête de la biodiversité. « L’objectif est de poser des alertes sur la présence de nids afin de les prendre en compte lors de travaux de rénovation, de démolition ou de construction de nouveaux équipements », explique Elisabeth Billet : pose de nichoir, choix de matériaux un peu rugueux, vitrage antireflets pour éviter les collisions…
Avez-vous vu ce petit crapaud ?
En partenariat avec l’association Bretagne vivante, Nantes Métropole a lancé un second inventaire participatif pour localiser les populations d’Alyte accoucheur présentes à Nantes et à Sainte-Luce-sur-Loire. Ce petit batracien, qui a la particularité de cohabiter avec l’homme, vit dans les mares et les jointures des vieux murs. Bien que difficile à voir, il est relativement facile à détecter grâce à son chant flûté très agréable et caractéristique. Pour en savoir plus, contacter Bretagne vivante, par mail ou au 02 40 50 13 44.