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La mythique course cévenole a déjà franchi le cap des 200 engagés

La mythique course cévenole a déjà franchi le cap des 200 engagés


Au championnat de France des rallyes asphalte 2026, Raphaël Astier (Porsche 992 GT+), le récent vainqueur du Tour de Corse est en tête avec 117 points devant Yoann Bonato (Lancia Ypsilon Rally2) et Hugo Margaillan (Hyundai i20N Rally) ex aequo avec 102 points. Les deux épreuves restantes, à commencer par le 67e Critérium des Cévennes du 22 au 25 octobre, seront donc décisives pour l’attribution du titre de champion.

Le Critérium des Cévennes fête cette année le 70e anniversaire de son édition initiale. C’est en effet en 1956 que s’est tenue la première course de ce qui demeure comme une des plus emblématiques du championnat de France des rallyes asphalte. Organisée par l’association ASA Hérault, sous couvert de la fédération française du sport automobile, la compétition se déroule sur le territoire gardo-héraultais suivant un tracé pas très éloigné de celui de l’an passé. Les principales caractéristiques de l’épreuve sont le retour du podium de départ à Ganges - et le maintien de celui d’arrivée à Montpellier -, les seize épreuves spéciales (pour un total de 201 kilomètres) sur un parcours de 668 kilomètres au total, avec une super spéciale à la Sud de France Arena. Et une autre grande nouveauté : le premier e-rallye avec des voitures 100% électriques.

Spéciales : longue et de nuit

Lors de la conférence de presse de présentation, Christophe Bourdin, adjoint au maire de Montpellier chargé des Sports, a souligné « le patrimoine culturel qu’est le Critérium des Cévennes où l’on retrouve de plus en plus de pilotes engagés (la barre des 200 a été franchie). Et pour les responsables publics que nous sommes, je félicite l’ASA Hérault qui fait un énorme travail et qui dans son budget (400 000 euros) n’a qu’un tiers seulement de subventions des collectivités. C’est assez rare pour être salué. » Président de l’ASA Hérault, Robert Clos, souligne : « On a refait les spéciales de nuit avec la Nuit des Cévennes que les pilotes aiment bien même s’ils la redoutent. On a refait une épreuve longue d’une cinquantaine de kilomètres (les 5 cols), un peu comme sur les critériums d’autrefois… Mais côté pilotes, rien n’est fait. Voir passer la Porsche sur les petites routes, c’est joli à voir et à entendre, mais le second (Yoann Bonato) a déjà gagné 6 Critériums et il sait conduire... »

Mais les Cévennes, ce n’est pas que les véhicules modernes, il y a aussi en lice les VHC (les véhicules historiques de compétition) et deux nouvelles compétitions sur les VHRS (les véhicules historiques de régularité sportive et les véhicules modernes de régularité sportive). Là, ce n’est plus la vitesse qui prime, mais plutôt le respect de la moyenne.

© C. Ruiz

Levier économique

Responsable délégué de l’organisation, Christian Fina s’est notamment plu à saluer la présence de deux élus dans la course : Jean-Charles Vidal, maire de Saint-Martial, engagé comme co-pilote, et Xavier Rigaud, élu à Ganges, qui ouvrira la route avec la voiture 0_. « 400 bénévoles font la réussite du Critérium des Cévennes. Cette année, nous nous sommes réorganisés sur le secteur cévenol avec Saint-Hippolyte-du-Fort, Le Vigan et Ganges. Ce rendez-vous populaire et gratuit est un levier économique important pour ce bassin de vie, tant pour les commerces que l’hospitalité. Et je crois que sa réussite tient beaucoup à la complémentarité entre l’urbain de Montpellier et le territoire cévenol »._ Tous les intervenants ont par ailleurs rappelé les consignes de sécurité, seules les zones de rubalise verte sont accessibles au public.

Quant à Hervé Martin, vice-président de la Métropole chargé du Sport, il a raconté son expérience de l’an passé, embarqué dans la voiture du Montpelliérain Alexandre Coria, copilote en WRC. « C’est quand on est dans la bagnole lors de la plus longue spéciale que l’on peut apprécier l’extraordinaire engouement du public, comme le passage aux Plantiers. Des événements populaires et gratuits comme le Critérium des Cévennes, nous n’en n’avons pas beaucoup. Je crois même que c’est le seul grand événement sportif qui fait le lien entre la Ville et la Métropole et notre arrière-pays cévenol. J’invite les Montpelliérains à aller voir le rallye dans les Cévennes. Ils vont s’approprier cette nature cévenole et ils y reviendront. »

Un final inédit à la Sud de France Arena

Le dimanche 25 octobre, une super spéciale sera accessible gratuitement au public.

Dès 10h : ouverture du village, stands, restauration, voitures rétro, animations enfants, kart et simulateurs.
De 11h à 16h, super spéciale chronométrée de 1 kilomètre à la Sud de France Arena.
Dès 11h50, premières arrivées et podium sur la place Georges-Frêche de l’hôtel de Ville de Montpellier.
À 17h, finale du challenge Virtual Rallye MADN.
À 18h, shows et clôture du village.

Présentation de véhicules sur le parvis de l'hôtel de Ville dont l'Alpine qui fera le e-rallye - © C. Ruiz


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