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De nouveaux défis à relever

De nouveaux défis à relever

Dev. économique (entreprises, commerces...)
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Château Les Bertrands (Reignac - Blayais)

C’est une propriété aux confins de la Gironde, à quelques kilomètres de la Charente-Maritime. Le château Les Bertrands (appellation Blaye, 110 hectares) est le gardien d’une tradition de plus de 300 ans. « Notre famille produisait déjà du vin ici en 1692. Tout est tracé », explique Laurent Dubois, qui a fait ses premiers pas dans les rangs, sur un tracteur, durant son enfance auprès de son père avant de gérer lui-même l’exploitation.
Le vigneron a débuté pour de bon en 1993. Rapidement, une ambition le pousse : l’exportation. Alors qu’il y a trente ans, 80 % de la production maison partait au négoce, Laurent Dubois a parcouru les salons et pris son bâton de pèlerin. Direction l’Asie et notamment la Chine, dont l’intérêt pour le bordeaux explose à partir de 2006. Au point qu’il y installe un bureau dans la mégalopole de Shenzhen. « Je voulais que l’on soit davantage indépendants, que l’on apporte notre propre plus-value à nos vins », souligne le Girondin. Aujourd’hui, sa production est vendue à 70 % vers l’étranger, dans 25 pays.

Mais le mirage asiatique a vécu. La fin des années 2010 puis le choc du Covid réduisent considérablement l’exportation vers l’empire du Milieu. Place à de nouveaux horizons, et notamment l’Afrique de l’Ouest, où la marque « Bordeaux » a conservé son éclat. « On fonctionne par grand angle containers, 10 à 12 000 bouteilles par chargement ! ». Amputée de 30 hectares il y a trois ans, la propriété a aussi fait face à la hausse des prix de l’énergie, des matières premières et aux chocs climatiques. Un partenariat avec un éleveur et Enedis a permis de consacrer ces terres abandonnées à la vigne à des bovins. Le savoir-faire des Dubois sera prolongé par le fils de Laurent, déjà intégré à l’entreprise, représentant de la 10e génération aux Bertrands.

chateaulesbertrands.com (Ouvrir dans une nouvelle fenêtre)

Château d’Agassac (Ludon-Médoc - Haut-Médoc)

Photo de Lucas Leclercq et Jean-Pascal Schmidt, respectivement directeur général et directeur  technique du Château d'Agassac (Haut-Médoc)

Lucas Leclercq et Jean-Pascal Schmidt, respectivement directeur général et directeur technique du Château d'Agassac (Haut-Médoc) © P. Planchenault

Placé à l’entrée de la prestigieuse route des châteaux du Médoc, le château d’Agassac s’avance, majestueux, au bout d’une plaine verdoyante. Ce fleuron du XIIIe siècle bordé de douves est la propriété d’un grand entrepreneur breton depuis 2021. Le domaine est devenu le frère du Château Fourcas Dupré (Listrac-Médoc), qui appartient au même groupe depuis 2019. Là aussi, les nouvelles dynamiques du marché ont orienté la façon de faire du vin, et de susciter la découverte du patrimoine historique de ce « Cru bourgeois exceptionnel ».
Lucas Leclercq est le directeur général de ces deux domaines. Dans son viseur depuis son arrivée avec cet investisseur, la volonté de conjuguer une triple ambition : produire suffisamment pour maintenir une production rentable en faisant face au changement climatique, consolider la qualité d’un nom prestigieux, et enfin répondre à la demande de la clientèle, en évolution. Si jusque-là, l’attelage traditionnel des premier et second vins était la règle, de nouvelles propositions émergent pour capter ce public. Le blanc gagne des parts, tout comme le blanc de noirs, le rosé, ou encore le vin de cépage unique. Les techniques évoluent aussi pour transformer les résultats obtenus comme avec l’élevage en amphore de terre cuite, s’éloignant des tannins du bois. « On est obligés de se remettre en question. Il y a bien sûr la volonté de conserver une forte identité bordelaise, mais il faut aussi être créatif pour apparaître plus accessible », résume Lucas Leclercq. Le marketing est à l’avenant avec des étiquettes dépoussiérées. Côté visites, un hôtel haut de gamme va voir le jour à l’entrée de la propriété pour attirer encore davantage.

agassac.com (Ouvrir dans une nouvelle fenêtre)

La Route des Vins (Pessac Léognan, Graves, Sauternes)

Photo d'Elsa Mérino (à droite) est alternante en communication et relations  presse à la Route des Vins en Graves et Sauternes.

Elsa Mérino (à droite) est alternante en communication et relations presse à la Route des Vins en Graves et Sauternes. © P. Planchenault

Elsa Mérino est alternante en communication au sein de la Route des vins de Bordeaux en Graves et Sauternes. Dans cette structure dont le rôle est de promouvoir l’offre œnotouristique des appellations du Sud-Ouest de Bordeaux, elle se forme au métier des relations presse. L’occasion de valoriser la filière œnotouristique : « C’est un secteur hyper dynamique. La Route comprend une centaine de membres, parmi lesquels des propriétés viticoles, restaurants, hébergements et sites de loisirs. Travailler à leurs côtés nous permet de faire rayonner le territoire. » Un secteur qui ne manque pas d’idées pour attirer un public guidé par l’intérêt patrimonial, gastronomique ou culturel. La mode actuelle : les afterworks de fin de journée au pied des vignes, les visites en Méhari*, ou encore les expériences immersives au cœur des propriétés et de leur histoire. Et cela marche, l’œnotourisme poursuit sa croissance, décorrélée de la consommation de vin, tractée par 45 % de visiteurs étrangers. 2,5 millions d’œnotouristes ont sillonné la Nouvelle-Aquitaine en 2025, attirés par ces nouvelles propositions.

bordeaux-graves-sauternes.com (Ouvrir dans une nouvelle fenêtre)

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