← Revenir aux actualités
Baco Music, un label bordelais 100 % indépendant

Baco Music, un label bordelais 100 % indépendant


Dans les studios de Baco Music, un artiste ajuste son casque avant d'entamer une nouvelle prise. Derrière la vitre, Mathieu
Dassieu écoute quelques mesures, un sourire satisfait aux lèvres. À deux pas de la place de la Victoire, le label indépendant a trouvé son port d'attache.

Pourtant, Baco Music n'est pas né en Gironde. L'histoire commence en 2011 dans les Yvelines, lorsque les membres du groupe de reggae Danakil décident de créer leur propre structure après une déconvenue avec un producteur. « On avait e vie d’être plus indépendants », raconte Mathieu Dassieu, saxophoniste et manager du groupe, et directeur de Baco Music. D'abord pensé pour produire exclusivement les disques du groupe, le label attire rapidement d’autres artistes.

L’ancrage bordelais

À mesure que Baco Music grandit, une autre envie s’impose. « Avec les membres du groupe, on se connaît depuis l’adolescence et on a toujoursfantasmé l'idée de quitter Paris et sa banlieue ». Chaque été, leurs tournées les mènent dans le Sud- Ouest de la France, de Bordeaux à Hendaye. Peu à peu, la capitale girondine s'impose comme une évidence. En 2018, le label s'y installe. Le choix est autant personnel que professionnel.

« À Paris, vu le prix du foncier, nous n'aurions jamais pu créer des bureaux avec un studio d'enregistrement en plein centre-ville ». Le petit label associatif prend son envol et devient une structure « 360 », qui produit, édite, distribue et accompagne les artistes à chaque étape de leur carrière.

Un écosystème favorable

Mais Baco Music ne débarque pas sur une terre vierge. Depuis longtemps, Bordeaux accueille plusieurs acteurs majeurs de la scène indépendante, tandis que la Nouvelle-Aquitaine est reconnue pour son soutien aux industries culturelles.

« C'est une des régions les plus généreuses en matière d'aides aux structures comme la nôtre, et ça change vraiment la donne », souligne Mathieu Dassieu. À cet environnement s'ajoute un réseau de salles particulièrement dense, de Barbey au Rocher de Palmer en passant par le Krakatoa, qui fait de Bordeaux une ville où les artistes peuvent vivre, créer et se produire.

Baco Music, Matthieu Dassieu

Mathieu Dassieu, saxophoniste et manager du groupe Danakil, directeur du label Baco Music. © P. Planchenault

Un lien toujours fort avec Paris

Pour autant, impossible de tourner le dos à la capitale. Une partie des équipes y est installée, au plus près des plateformes de streaming et des partenaires de la filière. « Il est indispensable d'y conserver une représentation », reconnaît le fondateur. Mais la LGV et les outils numériques ont changé la donne. « On peut très bien vivre à Bordeaux tout en restant connecté à l'industrie musicale. »

On peut très bien vivre à Bordeaux tout en restant connecté à l'industrie musicale.

Quinze ans après ses débuts, le label indépendant réalise huit millions d'euros de chiffre d'affaires et emploie 35 salariés, dont une quinzaine à Bordeaux. Une croissance qui a trouvé un nouvel élan depuis son installation en Gironde. À l'heure où l'industrie musicale cherche encore son équilibre, Baco Music semble avoir trouvé son propre tempo, entre Paris et Bordeaux.
bacomusic.fr (Ouvrir dans une nouvelle fenêtre)

Eclectisme

Issu de l’univers du reggae, Baco Music s’occupe désormais d’artistes aux styles très éclectiques : de Sinsemilia (groupefrançais de reggae) au rappeur belge Peet, en passant par le groupe Trois Cafés Gourmands à l’artiste québécoise Natasha St-Pier.

Partager

[ ](https://www.facebook.com/sharer/sharer.php?u=https://www.bordeaux.fr/le-mag/baco-music-un-label-bordelais-100-independant&title=Baco Music, un label bordelais 100 % indépendant "Partager sur Facebook")

[ Partager par courriel](mailto:?subject=Baco Music, un label bordelais 100 % indépendant&body=https://www.bordeaux.fr/le-mag/baco-music-un-label-bordelais-100-independant "Partager par courriel")

Copier le lien

Copié dans le presse-papier


← Revenir aux actualités