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Chassé-croisé d'exception entre la Cité internationale de la tapisserie
d'Aubusson et le musée Jean-Lurçat

Chassé-croisé d'exception entre la Cité internationale de la tapisserie d'Aubusson et le musée Jean-Lurçat

Exposé dans l'ancien hôpital Saint-Jean depuis 1968, "Le Chant du monde", ensemble de dix tapisseries réalisé par Jean Lurçat, va quitter Angers mardi 16 mars, pour une durée de neuf mois. "C'est tout à fait exceptionnel, relève Luce Pintore, conservatrice du musée Jean-Lurçat et de la tapisserie contemporaine. La dernière fois c'était en 1997, lorsque 'Le Chant du monde' avait été envoyé au Japon dans le cadre d'une commémoration de la bombe d'Hiroshima."

Ici, c'est dans le cadre d'un échange d'œuvre avec la Cité internationale de la tapisserie d'Aubusson qu'intervient ce décrochage. "C'est d'ailleurs dans les ateliers d'Aubusson que les pièces du 'Chant du monde' ont été tissées, souligne Luce Pintore. Et c'est la première fois qu'elles vont y retourner."

En retour, le musée angevin va recevoir un ensemble de tapisseries inspirées par l'univers de Tolkien, et réalisées à Aubusson entre 2017 et 2024. Du Silmarillion au Seigneur des anneaux, en passant par Bilbo le Hobbit et même les Lettres au Père Noël, c'est toute l'œuvre du maître britannique de l'heroic fantasy qui sera à découvrir à travers quatorze pièces, visibles à partir du 10 avril et jusqu'au 8 novembre. De nombreuses animations et temps de médiation seront proposés, ainsi qu'une exposition "Voyage en Terres du milieu" présentée au muséum des sciences naturelles.

Mais pour l'heure, ce mardi 10 mars, l'heure est encore au décrochage des pièces monumentales du Chant du monde, qui totalisent une surface de 343 m2. "Nous profitons de cette occasion pour nettoyer les œuvres et établir un constat de leur état de conservation", indique Luce Pintore. Un constat similaire sera réalisé à leur arrivée à Aubusson, afin de vérifier qu'aucune dégradation n'aura été causée par le transport. Assuré par une entreprise spécialisée, celui-ci sera réalisé dans un camion équipé de caissons, afin d'éviter d'empiler les tapisseries et donc de les exposer à une pression excessive. Leur conditionnement répond à cette même préoccupation : entourées par différentes couches de protection, les pièces sont stockées dans des rouleaux d'un diamètre de 40 centimètres, suffisant pour limiter le serrage et assurer leur préservation tout en permettant une logistique aisée.

Suite au départ du Chant du monde et avant l'accrochage de l'exposition Tolkien, le musée présentera exceptionnellement des murs vides : l'occasion là aussi d'un grand nettoyage ainsi que d'un assainissement des murs, afin de retirer le salpêtre.


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