Soutien à la mobilisation des sapeurs-pompiers : les protéger, c’est aussi reconnaître les risques qu’ils prennent
Nos sapeurs-pompiers ne demandent pas d’applaudissements. Ils demandent des moyens, une meilleure protection et une véritable reconnaissance des risques auxquels ils sont exposés. Face à l’augmentation des interventions et à l’intensification des risques, nous avons le devoir d’agir.
Ils sont là lorsque tout vacille.
Lorsqu’un incendie menace une maison, lorsqu’une personne est en danger, lorsqu’un accident survient ou lorsque nos forêts sont ravagées par les flammes, les sapeurs-pompiers répondent présents.
Cet engagement, nous le saluons tous. Mais aujourd’hui, les remercier ne suffit plus.
Les sapeurs-pompiers sont confrontés à une réalité de plus en plus difficile : davantage d’interventions, des effectifs sous tension, des risques opérationnels qui évoluent et une exposition croissante à des substances toxiques.
À ces dangers immédiats s’ajoutent les conséquences à long terme de leur métier. L’exposition répétée aux fumées et aux produits dangereux, les contraintes physiques, les horaires, la confrontation à des situations traumatiques peuvent laisser des traces durables sur leur santé.
Ceux qui consacrent leur vie à protéger les autres doivent pouvoir bénéficier, en retour, d’une protection à la hauteur des risques qu’ils prennent.
C’est le sens du combat que je mène depuis plusieurs années à l’Assemblée nationale et dans le cadre de mon mandat d’administratrice du SDIS 06.
Notre modèle de sécurité civile repose sur l’engagement exceptionnel de femmes et d’hommes qui, chaque jour, acceptent de prendre des risques pour sauver des vies. Il est de notre responsabilité de faire évoluer notre cadre législatif et nos moyens pour répondre aux réalités auxquelles ils sont confrontés.
C’est pourquoi j’ai porté plusieurs initiatives concrètes :
- faire progresser la reconnaissance des maladies professionnelles liées à l’exercice du métier de sapeur-pompier ;
- renforcer leur protection juridique face aux agressions dont ils peuvent être victimes dans l’exercice de leurs missions ;
- faire reconnaître les risques spécifiques auxquels sont exposés les personnels des services départementaux d’incendie et de secours ;
- garantir la disponibilité des moyens aériens de la Sécurité civile, alors que le risque de feux de forêt s’intensifie ;
- réfléchir à un véritable statut pour les jeunes sapeurs-pompiers, afin de mieux reconnaître et accompagner leur engagement.
- J’ai également interpellé le Gouvernement sur la nécessité de garantir la pleine disponibilité des moyens aériens de la Sécurité civile face au risque accru de feux de forêt.
Ces propositions ont un point commun : passer des discours aux actes.
Parce que derrière chaque uniforme, il y a une femme ou un homme qui accepte de prendre des risques pour les autres.
Mieux protéger ceux qui nous protègent : voilà le véritable hommage que nous devons à nos sapeurs-pompiers.



