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Nouveau féminicide en Gironde : pas une de plus

Nouveau féminicide en Gironde : pas une de plus

Solidarité/Retraite
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Le 20 juillet, une femme agée de 61 ans a été retrouvée sans vie dans son domicile du Haillan en Gironde. Son ancien compagnon a été placé en garde à vue. Je veux dire ici tout mon soutien à la famille de la victime et à ses proches.

Après le féminicide perpétré à Saint-Ciers-d’Abzac le 20 novembre dernier, la Gironde est de nouveau touchée par le fléau des violences sexistes, sexuelles et intra-familiales. Plus que jamais il nous faut regarder les évènements en face, il n’y a pas de fatalité dans ces violences : il y a un système de domination patriarcale pouvant et devant être combattu.

L’élimination des violences sexistes, sexuelles et intra-familiales est un combat collectif que nous devons mener à tous les niveaux.
Le socle de ce combat est la prévention dès le plus jeune âge, en s’assurant en particulier de la mise en place effective de l’Éducation à la vie affective et relationnelle et à la sexualité (EVARS) inscrite dans la loi depuis 2001 mais très insuffisamment dispensée !
Il faut redonner des moyens à la justice, à la police nationale et à la gendarmerie pour réellement protéger les victimes dès le premier signalement. L’État doit délivrer des moyens et répondre aux demandes des acteurs de terrain par la création d’Unités Médico Judiciaires partout sur le territoire.
En Entre2mers nous sommes prêts (CHU, ARS, Gendarmerie, Sous-Préfet, Procureur) et nous attendons la modification du schéma départemental de médecine légale par Monsieur le ministre de la Justice.

En attendant la loi intégrale sur laquelle je vais travailler en tant que membre de la commission spéciale créée à cet effet, il est plus que jamais URGENT de répondre à la demande répétée des associations féministes qui ont chiffré les besoins de financement à 3 milliards par an.
La Gironde est un département beaucoup trop durement touché par les violences sexistes, sexuelles et intra-familiales. Il faut débloquer des fonds pour que plus jamais une femme ne meure sous les coups de son conjoint.


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