Gazette n°4 – « Il est urgent de sortir de ce système qui ne profite qu’à quelques-uns »
Deux ans déjà que j’ai l’honneur de vous représenter à l’Assemblée nationale, deux ans que je travaille avec mon équipe pour être la porte-parole de toute la population de notre circonscription.
Depuis le premier jour, mon travail en commission ou dans l’hémicycle ne répond qu’à un seul objectif : améliorer la vie du plus grand nombre. Je me bats donc sans relâche contre la destruction méticuleuse de nos services publics.
Mais le gouvernement Lecornu, comme les précédents, ne propose que du malheur, en réduisant encore les moyens alloués à l’éducation, à la santé, à l’environnement, à la justice et à la culture. Les ressources financières des collectivités sont également attaquées. Si à Bercy il ne s’agit que de chiffres, nous savons en réalité que dans nos territoires ruraux, ce sont des classes qui ferment, des hôpitaux qui implosent. Ce sont des collèges qui ne sont pas construits, des enfants qui ne sont pas protégés, des infrastructures sportives à l’agonie ou des EHPAD publics qui ne sont plus financés. Le seul projet de société que ce gouvernement propose aux Français, c’est de faire des économies. C’est inacceptable.
La France a les moyens de faire autrement, l’argent existe. Les surprofits, la spéculation, l’évasion fiscale font pleuvoir des milliards de dividendes qui échappent à l’impôt et à la solidarité nationale. Tout cela grâce à la complicité des parlementaires de droite et du RN qui refusent d’instaurer la taxe Zucman dont l’objectif est simplement de faire payer une juste contribution aux personnes possédant plus de 100 millions de patrimoine. Cela aurait pu rapporter au moins 15 milliards à l’Etat.
Ce sont les mêmes qui refusent le rétablissement de l’impôt sur la fortune, qui rapporterait aujourd’hui au moins 10 milliards. Pourtant ils trouvent 211 milliards d’argent public pour aider les entreprises sans aucune contrepartie, ce qui permet à certaines d’empocher l’argent tout en délocalisant ou en supprimant des emplois.
La crise pétrolière que nous traversons illustre très bien ce deux poids, deux mesures. Je pense à toutes les professions qui n’ont pas d’autre choix que de recourir à leur voiture. Les habitants des territoires ruraux, les professionnels des services à la personne, les chauffeurs routiers, les artisans, les taxis, les agriculteurs, sont touchés de plein fouet par les prix qui s’envolent. Avec la France Insoumise, nous réclamons depuis le début de la crise le blocage des prix des carburants. Mesure simple, efficace, qui n’appauvrit pas l’État. Mais le gouvernement distribue quelques chèques en rognant un peu plus dans nos services publics et protège les marges de Total qui s’arrange pour ne payer quasiment aucun impôt en France alors que ses profits explosent…
Il est urgent de sortir de ce système qui ne profite qu’à quelques-uns en prenant toujours plus aux autres.
Je reste combative et avec mon équipe, nous travaillons avec acharnement en espérant que dans quelques mois nous puissions enfin avancer avec un gouvernement au service du peuple, de la justice, de la protection des plus fragiles, de la transition écologique, de la liberté et de l’égalité.